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Dernières Infos - Arabie Saoudite

Une Rapporteuse de l'ONU dénonce les "tactiques d'intimidation" des Saoudiens

Une Rapporteuse de l'ONU dénonce les

La rapporteuse de l'ONU, Agnes Callamard le 26 Juno 2019 à Genève. AFP / FABRICE COFFRINI

La Rapporteuse de l'ONU, Agnes Callamard, a assuré vendredi avoir bel et bien été menacée par un haut responsable saoudien, à la suite de son enquête sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018.

"La menace de l'Arabie saoudite à mon encontre était ehontée, elle a eu lieu dans un cadre diplomatique de haut niveau et a été rendue publique, confirmée par l'ONU", a indiqué dans un tweet la Française, alors que le responsable saoudien en question a démenti jeudi les faits. "Les tactiques d'intimidation ne devraient être nulle part possible. Elles n'ont pas leur place à l'ONU", a-t-elle ajouté.

Un peu plus tôt cette semaine, le quotidien The Guardian a rapporté qu'un haut responsable saoudien avait menacé à deux reprises, lors d'une réunion avec des responsables de l'ONU à Genève en janvier 2020, de "prendre soin" de Mme Callamard si les Nations unies ne freinaient pas ses ardeurs.

Sans nommer le responsable saoudien, la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires a déclaré au journal britannique que le commentaire était perçu par ses collègues basés à Genève comme une "menace de mort".

Rupert Colville, porte-parole du bureau des droits de l'homme de l'ONU à Genève, a confirmé que "les détails de l'article du Guardian sur la menace visant Agnes Callamard étaient exacts". Mais le chef de la commission des droits de l'Homme d'Arabie saoudite, Awwad Alawwad, a démenti jeudi avoir menacé de mort l'experte.

"Bien que je ne me souvienne pas des conversations exactes, je n'aurais jamais voulu nuire à une personne nommée par l'ONU, ou à qui que ce soit d'ailleurs", a-t-il écrit sur Twitter. "Je rejette cette suggestion dans les termes les plus forts", a écrit cet ancien ministre saoudien, se disant "découragé par le fait que tout ce que j'ai dit puisse être interprété comme une menace".

Mme Callamard a affirmé vendredi que les menaces dont elle a été victime se produisent "malheureusement souvent" à l'ONU. "Les Etats doivent comprendre que se comporter comme des voyous à New York et à Genève n'est pas plus acceptable que dans d'autres capitales, ou dans leurs propres villes. Une telle exigence est essentielle car nous sommes confrontés à un monde de tensions accrues qui rappellent l'époque de la guerre froide", a-t-elle conclu.

Jamal Khashoggi, un ancien proche du pouvoir saoudien dont il était devenu un féroce détracteur, a été assassiné en 2018 au consulat de son pays à Istanbul, un événement qui a provoqué une onde de choc planétaire. Les Etats-Unis ont publiquement accusé fin fevrier le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammad ben Salmane, d'avoir "validé" l'assassinat de Jamal Khashoggi.

La Rapporteuse de l'ONU, Agnes Callamard, a assuré vendredi avoir bel et bien été menacée par un haut responsable saoudien, à la suite de son enquête sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018."La menace de l'Arabie saoudite à mon encontre était ehontée, elle a eu lieu dans un cadre diplomatique de haut niveau et a été rendue publique, confirmée par l'ONU", a indiqué dans un tweet la Française, alors que le responsable saoudien en question a démenti jeudi les faits. "Les tactiques d'intimidation ne devraient être nulle part possible. Elles n'ont pas leur place à l'ONU", a-t-elle ajouté.Un peu plus tôt cette semaine, le quotidien The Guardian a rapporté qu'un haut responsable saoudien avait menacé à deux reprises, lors d'une réunion avec des responsables de l'ONU à Genève en janvier 2020, de "prendre...