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Dernières Infos - Crises Au Liban

Le PSP poursuit ses contacts politiques


Le PSP poursuit ses contacts politiques

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, recevant l'ancien ministre joumblattiste Ghazi Aridi, à Aïn el-Tiné, en 2018. Photo d'archives ANI

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a reçu lundi l'ancien ministre Ghazi Aridi, émissaire du leader druze et chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt. Cette réunion intervient alors que le PSP poursuit ses contacts avec les différentes formations politiques, et que la rue est en ébullition face à la crise socio-économique, faisant craindre un dérapage, sachant que plusieurs incidents sécuritaires ont eu lieu ces derniers jours, notamment dans la Montagne libanaise. Lors de leur réunion, le président de la Chambre et l'ancien ministre ont discuté "de la situation générale dans le pays et des derniers développements politiques". M. Aridi a ensuite quitté Aïn el-Tiné sans faire de déclaration.

L'entretien entre MM. Aridi et Berry fait suite à une première rencontre entre les deux hommes, la semaine dernière, et à un entretien il y a quelques jours entre l'ancien ministre joumblattiste et Wafic Safa, haut responsable au sein du Hezbollah.

Dans le cadre de ces contacts tous azimuts menés par le PSP, Walid Joumblatt a par ailleurs reçu samedi soir à Clemenceau son rival druze Talal Arslane. Les deux responsables ont notamment discuté des "derniers développements", se sont entendus sur l'importance de continuer à mettre en application l'accord conclu entre eux sous l'égide de Nabih Berry suite à des incidents entre leurs partisans, notamment la fusillade de l'été 2019 à Qabr Chmoun, et d'unir leurs efforts sur les différents dossiers concernant la communauté druze. 

Ces contacts en série ont également lieu alors que le processus gouvernemental continue de stagner, les principaux responsables ne parvenant pas à se mettre d'accord sur la forme du futur cabinet, la répartition des portefeuilles et la nomination des ministres. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ferraillent notamment sur la question de l'octroi du tiers de blocage au président et à la formation qu'il a créée, le Courant patriotique libre (CPL). Toutefois, d'après notre correspondant politique Mounir Rabih, la question gouvernementale n'a pas été évoquée lors des réunions entre MM. Aridi et Berry ni entre Walid Joumblatt et Talal Arslane. Il y a une dizaine de jours, Walid Joumblatt s’était dit en faveur d'un cabinet de 20 ministres dans une tentative d'aider pour un déblocage, créant la surprise. Car cela permettrait d'incorporer à cette équipe un ministre relevant du camp de Talal Arslane, ainsi qu'un ministre grec-catholique, et octroierait le tiers de blocage aux aounistes et à leurs alliés, ce que rejette catégoriquement le Premier ministre désigné.


De son côté, M. Berry avait lancé une initiative auprès des différents protagonistes, suggérant qu'un gouvernement de 18 ministres soit formé, comme le souhaite M. Hariri, et de proposer lui-même des ministrables pour le portefeuille de l'Intérieur, afin que le président Aoun et Saad Hariri choisissent un nom qui leur convient à tous les deux. La proposition de M. Berry a été refusée par le chef de l'Etat qui insiste à nommer lui-même le futur ministre de l'Intérieur et à ce qu'un cabinet de 20 soit mis sur pied, rapporte notre correspondant politique Mounir Rabih. Le président du Parlement a alors tenté de convaincre M. Hariri d’élargir le cabinet à 20 ministres, surtout que Walid Joumblatt a récemment donné son accord à cette option, mais le Premier ministre a refusé et l'initiative Berry est tombée à l'eau en fin de semaine dernière, selon notre correspondant.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a reçu lundi l'ancien ministre Ghazi Aridi, émissaire du leader druze et chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt. Cette réunion intervient alors que le PSP poursuit ses contacts avec les différentes formations politiques, et que la rue est en ébullition face à la crise socio-économique, faisant craindre un dérapage, sachant que plusieurs incidents sécuritaires ont eu lieu ces derniers jours, notamment dans la Montagne libanaise. Lors de leur réunion, le président de la Chambre et l'ancien ministre ont discuté "de la situation générale dans le pays et des derniers développements politiques". M. Aridi a ensuite quitté Aïn el-Tiné sans faire de déclaration. L'entretien entre MM. Aridi et Berry fait suite à une première rencontre entre les deux hommes, la...