Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Nucléaire

L'Iran réclame des actes, pas seulement des mots à l'Occident

L'Iran réclame des actes, pas seulement des mots à l'Occident

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei. Photo Official khamenei Website/Handout via REUTERS

L'Iran attend des actes et pas uniquement des paroles, de la part des puissances occidentales pour relancer l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, a déclaré mercredi le guide suprême Ali Khamenei, défiant une nouvelle fois le président américain, Joe Biden, de faire le premier pas.

Téhéran a donné jusqu'à la semaine prochaine à la nouvelle administration américaine pour commencer à revenir sur les sanctions imposées par celle de Donald Trump et menace, en l'absence de progrès, de mettre fin aux inspections surprises de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Nous avons entendu beaucoup de belles paroles et de promesses qui, confrontées à la réalité, n'ont pas été tenues, et des décisions opposées ont même été prises. Les paroles et les promesses ne servent à rien. Cette fois (nous ne voulons) que des actes de la part de la partie adverse et nous agirons également de la sorte", a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision.

Joe Biden s'est dit favorable à un retour des Etats-Unis dans l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien si Téhéran respecte ses propres engagements. Son prédécesseur Donald Trump a retiré les Etats-Unis de cet accord en 2018 et a réimposé des sanctions américaines dans le cadre d'une stratégie de "pression maximale" contre l'Iran. A la suite de ce retrait américain, la République islamique s'est elle aussi progressivement affranchie des obligations qui lui imposait cet accord.

Mais Washington et Téhéran estiment chacun que c'est à l'autre de franchir le premier pas: la République islamique exige la levée des sanctions prises depuis 2018 et les Etats-Unis réclament le respect des dispositions de l'accord. Au contraire, l'Iran a multiplié les violations de celui-ci ces derniers mois, pour en arriver à l'annonce du refus à partir du 23 février des inspections surprises de l'AIEA.

Les chefs de la diplomatie des pays européens parties prenantes de l'accord de 2015 (France, Allemagne et Royaume-Uni) débattront du dossier jeudi à Paris et seront rejoints en visioconférence par le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, a annoncé le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères. De son côté, le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, est attendu à Téhéran samedi pour discuter des inspections avec les autorités iraniennes.

Le président iranien, Hassan Rohani, a minimisé l'importance des inspections surprises des installations nucléaires, estimant qu'y mettre fin ne constituerait pas "une étape importante" car son pays continuerait de se plier aux obligations prévues par un "accord de sauvegarde" avec l'AIEA. "Nous cesserons de mettre en oeuvre le protocole additionnel le 23 février et ce qui sera mis en oeuvre s'appuiera sur les sauvegardes", a-t-il dit lors d'un conseil des ministres télévisé.

L'Iran attend des actes et pas uniquement des paroles, de la part des puissances occidentales pour relancer l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, a déclaré mercredi le guide suprême Ali Khamenei, défiant une nouvelle fois le président américain, Joe Biden, de faire le premier pas.Téhéran a donné jusqu'à la semaine prochaine à la nouvelle administration américaine pour commencer à revenir sur les sanctions imposées par celle de Donald Trump et menace, en l'absence de progrès, de mettre fin aux inspections surprises de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)."Nous avons entendu beaucoup de belles paroles et de promesses qui, confrontées à la réalité, n'ont pas été tenues, et des décisions opposées ont même été prises. Les paroles et les promesses ne servent à rien. Cette fois (nous ne...