Une infirmière kurde irakienne remplissant une seringue au domicile d’un patient atteint du coronavirus à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, le 3 novembre 2020. Photo d'archives AFP / SAFIN HAMED
L'Irak va réimposer des mesures de confinement jusqu'au 8 mars en raison de la propagation rapide du variant britannique du coronavirus, a indiqué lundi le ministre de la Santé Hassan al-Tamimi.
Les laboratoires publics ont mis en évidence la présence en Irak du variant "très contagieux" qui "s'était propagé au Royaume-Uni", a déclaré M. Tamimi devant des journalistes, sans préciser le nombre de personnes infectées mais en indiquant que des enfants figuraient parmi elles. Les scientifiques considèrent que le variant britannique est plus contagieux que les formes initiales du virus.
L'Irak est un des pays du Moyen-Orient les plus touchés par la pandémie, avec plus de 640.000 cas officiellement recensés, dont plus de 13.000 morts, pour une population de 40 millions d'habitants. Après un pic en septembre avec environ 5.000 nouveaux cas quotidiens, le pays avait enregistré une nette baisse en décembre avec environ 800 nouveaux cas quotidiens.
Les contaminations sont reparties à la hausse ces dernières semaines, avec 2.700 nouvelles infections enregistrées lundi, un record pour 2021. Le nombre de décès enregistrés -- moins d'une dizaine confirmés lundi -- est toutefois inférieur à la moyenne de 70 par jour recensés en septembre.
Face à cette hausse, les masques seront à nouveau obligatoires à partir de mardi dans les lieux publics avec des amendes d'une quinzaine d'euros pour les contrevenants. Une obligation similaire avait été décidée au début du premier confinement au printemps 2020 mais peu d'Irakiens s'y étaient conformés.
Un couvre-feu nocturne (de 20h à 5h) sera imposé à partir de jeudi ainsi qu'un confinement total les vendredis, samedis et dimanches, jusqu'au 8 mars. Ces mesures seront toujours en vigueur lors de la visite historique du pape François en Irak, prévue du 5 au 8 mars. Le souverain pontife doit se rendre à Bagdad, mais aussi à Mossoul dans le nord, et rencontrer le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite du pays. Des responsables irakiens ont confirmé à l'AFP que le programme de la visite était maintenu.

