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Monde - Covid-19

Washington relance la réponse internationale à la pandémie

Joe Biden appelle à « laisser de côté la politique et affronter enfin cette pandémie ».

Washington relance la réponse internationale à la pandémie

L’immunologue américain Anthony Fauci, lors d’une visioconférence du conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé hier à Genève. Chistopher Black /OMS/ via Reuters

Les États-Unis ont marqué hier leur retour à l’Organisation mondiale de la santé en s’engageant à remplir leurs obligations financières envers l’organisation, relançant la réponse internationale à la pandémie au moment où le variant britannique du coronavirus se propage dans le monde. Selon la nouvelle administration américaine, qui a annoncé dès mercredi son retour à l’OMS, les États-Unis ont « l’intention de remplir leurs obligations financières envers l’organisation », a déclaré l’immunologue Anthony Fauci lors d’une réunion du conseil exécutif de l’agence onusienne à Genève. Il a annoncé que le président Biden publierait une directive dans la journée faisant part de l’intention des États-Unis de se joindre au dispositif Covax, mis en place par l’OMS pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés. Le système Covax, piloté par l’OMS, vise à fournir d’ici à fin 2021 des vaccins anti-Covid pour au moins 20 % de la population des pays défavorisés. « C’est un grand jour pour l’OMS et un grand jour pour la santé mondiale », lui a répondu le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.En Europe, les 27 se sont retrouvés hier soir pour un nouveau sommet par visioconférence consacré à la lutte contre la pandémie, au moment où plusieurs pays, comme l’Allemagne, durcissent leurs mesures pour tenter de contrer la propagation des nouvelles souches. Limitation des déplacements transfrontaliers, accélération de la vaccination, mise en place d’un certificat commun seront au menu des discussions.Le Portugal fermera ses écoles pendant 15 jours dans un nouvel effort pour maîtriser l’explosion des cas de Covid-19, a annoncé hier le Premier ministre Antonio Costa, en s’inquiétant d’une progression du variant britannique et sa « vitesse de transmission ». Un nouveau confinement « deviendrait probablement une nécessité absolue » si la circulation du variant anglais du coronavirus augmentait « de façon sensible » en France, a prévenu de son côté le ministre de la Santé, Olivier Véran. Le variant anglais du coronavirus continue de se propager dans le monde, touchant au moins 60 pays et territoires, et inquiète de nombreux États.

Laisser de côté la politique

Le président américain Joe Biden a prévenu que son pays allait entrer dans « la phase la plus mortelle du virus », alors que le bilan aux États-Unis dépasse désormais celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale. La première puissance mondiale déplore désormais 405 400 décès depuis le début de la pandémie. Pays le plus endeuillé en valeur absolue, les États-Unis sont aussi le pays le plus touché en nombre de cas (plus de 24,4 millions). Joe Biden a appelé à « laisser de côté la politique et affronter enfin cette pandémie ».La Chine a de son côté procédé hier à l’évacuation d’un quartier résidentiel du centre de Shanghai, après la découverte d’au moins trois cas de Covid-19, les premiers signalés dans la gigantesque métropole chinoise depuis début novembre. Les autorités chinoises avaient fait état mercredi de premiers cas à Pékin liés au variant anglais, et annoncé le confinement strict de cinq quartiers de la banlieue sud de la capitale chinoise. Ce confinement concerne quelques dizaines de milliers de personnes, soit une petite fraction des 21 millions d’habitants de la capitale. Plusieurs centaines de malades ont été identifiés ces dernières semaines dans le nord et le nord-est du pays, où des millions de personnes ont été confinées ou doivent restreindre leurs mouvements.

Les autres variants

Le variant sud-africain du coronavirus se diffuse lui plus lentement et il est présent dans 23 pays et territoires, soit 3 de plus qu’au 12 janvier, a précisé l’OMS. Mais il risque de poser un autre problème : plusieurs nouvelles études semblent confirmer que, contrairement au variant anglais, il risque d’échapper au moins partiellement à la protection espérée des vaccins contre le Covid-19. L’OMS a aussi indiqué suivre la diffusion de deux autres variants apparus au Brésil, le P1, signalé dans l’État de l’Amazonas et détecté aussi au Japon sur quatre personnes venues du Brésil, et un autre variant.En Afrique, la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 se révèle plus meurtrière. Le taux de mortalité y dépasse désormais la moyenne mondiale (2,5 % contre 2,2 %), a annoncé hier le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). En Inde, cinq personnes sont décédées hier dans un incendie dans l’Ouest sur le site de l’Institut Serum (Serum Institute of India), le plus grand fabricant de vaccins au monde, sans que le feu affecte sa production à grande cadence de vaccins contre le Covid-19, selon l’entreprise.Au total, 60 pays ou territoires regroupant 61 % de la population mondiale ont lancé leur campagne de vaccination. Mais 11 pays concentrent 90 % des doses injectées. La pandémie a fait au moins 2 075 698 morts dans le monde, selon un bilan établi hier à partir de sources officielles.

La pandémie continue aussi à provoquer des secousses politiques. Le Premier ministre mongol a annoncé hier sa démission, au lendemain d’une manifestation dans les rues de la capitale, Oulan-Bator, qui dénonçait les conditions de traitement d’une jeune mère malade du Covid et de son nouveau-né. Des images ont été diffusées à la télévision qui montraient une mère, venant apparemment d’accoucher, être transportée d’un hôpital vers un centre de traitement des maladies infectieuses, vêtue d’un simple pyjama et de claquettes en plastique alors que les températures extérieures sont actuellement de -25 degrés.

Source : AFP

Les États-Unis ont marqué hier leur retour à l’Organisation mondiale de la santé en s’engageant à remplir leurs obligations financières envers l’organisation, relançant la réponse internationale à la pandémie au moment où le variant britannique du coronavirus se propage dans le monde. Selon la nouvelle administration américaine, qui a annoncé dès mercredi son retour à l’OMS, les États-Unis ont « l’intention de remplir leurs obligations financières envers l’organisation », a déclaré l’immunologue Anthony Fauci lors d’une réunion du conseil exécutif de l’agence onusienne à Genève. Il a annoncé que le président Biden publierait une directive dans la journée faisant part de l’intention des États-Unis de se joindre au dispositif Covax, mis en place par l’OMS pour distribuer des...
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