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Politique - Interview express

Paul Salem : Pas de nouvelles sanctions au début de la présidence Biden

Paul Salem : Pas de nouvelles sanctions au début de la présidence Biden

Paul Salem. Photo tirée de sa page Facebook

Doit-on s’attendre à un déblocage de la crise politique actuelle maintenant que le démocrate Joe Biden est officiellement investi président des États-Unis ? La question se pose dans la mesure où le processus de formation du gouvernement est passé par plusieurs secousses liées à la confrontation entre l’Iran et ses alliés locaux, d’une part, et l’administration Trump, de l’autre. Avec le début du mandat Biden, nombreux sont ceux qui parient sur un changement de l’approche américaine des dossiers du Proche et du Moyen-Orient, estimant que le nouveau locataire de la Maison-Blanche privilégiera les négociations aux dépens de la confrontation. Paul Salem, directeur de l’Institut du Moyen-Orient à Washington, répond aux questions de L’Orient-Le Jour.

Faut-il s’attendre à des changements de l’approche américaine par rapport au dossier du Hezbollah et son sponsor iranien ?

Il y a une certaine continuité entre les administrations républicaine et démocrate. Les deux considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste. Mais je crois que la nouvelle administration américaine n’abordera pas la question du Hezbollah d’une manière aussi brutale et violente que celle adoptée par Donald Trump. La politique des sanctions (contre l’Iran et ses alliés) pourrait être maintenue. Mais dans une première phase du mandat, nous ne verrons pas de nouvelles mesures de ce genre. Et cela est à même de pousser les alliés de l’Iran à opter pour des positions un peu plus souples. L’engagement américain en faveur du Liban sera surtout diplomatique dans la prochaine phase. Et le dossier libanais figurera au menu des négociations entre Washington et Téhéran. De toute façon, il est encore tôt de se prononcer sur les choix de M. Biden.

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Peut-on s’attendre à une accélération du processus gouvernemental après l’investiture de Joe Biden ?

La position américaine concernant la future équipe ministérielle n’a pas changé. Sous Biden comme sous Trump, les États-Unis sont toujours favorables à la mise sur pied d’une équipe ministérielle qui opérerait les réformes et remettrait sur le tapis les tractations avec le Fonds monétaire international. Le gouvernement pouvait être formé sans attendre l’investiture du nouveau président américain. Et d’ailleurs le blocage du processus ministériel n’est pas uniquement dû à l’attentisme pour lequel ont opté les alliés locaux de l’Iran. C’est d’abord la preuve de l’échec du système politique en vigueur. Le Premier ministre désigné devrait continuer à essayer d’accomplir sa mission, sinon il lui est toujours possible de se récuser. De toute façon, les négociations américaines avec l’Iran pourraient conduire à un changement de position de l’axe de la Moumanaa.

Qu’en est-il du mouvement de contestation ?

La nouvelle administration américaine lui apportera un appui important. Je ne crois pas que Washington accepterait un éventuel report des élections législatives libanaises prévues en 2022. À ce sujet, il faut noter que les Américains sont déjà eux-mêmes marqués par la démarche de Donald Trump qui a cherché à annuler les résultats de la présidentielle américaine.


Doit-on s’attendre à un déblocage de la crise politique actuelle maintenant que le démocrate Joe Biden est officiellement investi président des États-Unis ? La question se pose dans la mesure où le processus de formation du gouvernement est passé par plusieurs secousses liées à la confrontation entre l’Iran et ses alliés locaux, d’une part, et l’administration Trump, de...

commentaires (1)

Il faut trancher dans le vif Monsieur. Le Liban ne peut plus attendre le bon vouloir des iraniens et de ses alliés pour retrouver leur souveraineté et leur dignité parce que les pays concernés sont occupés par le bien être de leur peuple sur le dos des libanais . Il est impératif que les ordres soient donnés pour que l’influence des iraniens cesse dans notre petit pays et qu’on remédie au problème avant que la situation du Liban ne finisse par ressembler à celle de la Palestine qui ne fera que compliquer la tâche des pays œuvrant à trouver une solution au proche orient alors qu’un autre gros problème libanais est sur le point d’exploser et de remplacer celui des territoires occupés. Notre pays est occupé et ca n’est un secret pour personne. Alors M. Biden devrait se montrer intraitable pour anticiper l’explosion de cette région en mettant fin aux ingérences étrangères dans notre pays et beaucoup d’autres dans la région, avant que la situation ne dégénère et ne devienne incontrôlable.

Sissi zayyat

11 h 44, le 21 janvier 2021

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Commentaires (1)

  • Il faut trancher dans le vif Monsieur. Le Liban ne peut plus attendre le bon vouloir des iraniens et de ses alliés pour retrouver leur souveraineté et leur dignité parce que les pays concernés sont occupés par le bien être de leur peuple sur le dos des libanais . Il est impératif que les ordres soient donnés pour que l’influence des iraniens cesse dans notre petit pays et qu’on remédie au problème avant que la situation du Liban ne finisse par ressembler à celle de la Palestine qui ne fera que compliquer la tâche des pays œuvrant à trouver une solution au proche orient alors qu’un autre gros problème libanais est sur le point d’exploser et de remplacer celui des territoires occupés. Notre pays est occupé et ca n’est un secret pour personne. Alors M. Biden devrait se montrer intraitable pour anticiper l’explosion de cette région en mettant fin aux ingérences étrangères dans notre pays et beaucoup d’autres dans la région, avant que la situation ne dégénère et ne devienne incontrôlable.

    Sissi zayyat

    11 h 44, le 21 janvier 2021

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