Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé. Photo ANI
Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, a tenu jeudi une réunion virtuelle avec une délégation du Sénat français, rapporte notre correspondante à Baabda, Hoda Chédid. La délégation avait annulé son voyage qui devait se tenir mercredi au pays du Cèdre pour des raisons sanitaires, le Liban étant reconfiné depuis ce matin.
M. Wehbé et la délégation sénatoriale française ont évoqué "les moyens que pourrait déployer le Sénat pour aider le Liban à sortir des crises financière et économique profondes". Ils ont mis en garde contre "les dangers qui entourent le Liban dans la région". M. Wehbé a évoqué l'importance du retour des réfugiés syriens dans leur pays, si les conditions sécuritaires le permettent.
Le ministre a également salué l'aide de la France, notamment dans les domaines de l'éducation et de la culture. La France a lancé en juin un large programme de soutien aux écoles francophones, alors que de nombreux parents d'élèves ne peuvent plus payer les frais de scolarité de leurs enfants et que de plus en plus d'établissements privés francophones connaissent une situation de faillite.
Depuis la double explosion meurtrière du port de Beyrouth le 4 août dernier, la France a renforcé son soutien au Liban, que ce soit par une aide humanitaire accrue ou par un engagement politique dans le cadre l'initiative lancée par le président de la République, Emmanuel Macron. Lors de sa seconde visite à Beyrouth après la déflagration, le chef d'Etat français a proposé le 1er septembre dernier aux leaders libanais réunis à la Résidence des Pins une feuille de route de réformes pour sortir le pays de la crise et permettre le déblocage d'aides internationales. Depuis près de cinq mois, aucun gouvernement n'a été formé. Le processus est au point mort entre Saad Hariri, désigné Premier ministre le 22 octobre dernier, et le président libanais, Michel Aoun.

