Le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim. Photo ANI
Le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, qui s’est dernièrement entretenu avec le patriarche maronite Béchara Raï dans le cadre d’une médiation qu’ils effectuent pour obtenir la formation d’un nouveau gouvernement dans un Liban en crise, a affirmé que les efforts du prélat n’ont pas échoué, alors que le dossier est en suspens depuis plusieurs jours. Le général Ibrahim a également affirmé dans ce contexte que l’initiative française pour une sortie de crise au Liban, dans ses grandes lignes, était encore d’actualité, alors que de l’aveu de plusieurs observateurs, celle-ci a bel et bien été enterrée en raison des divergences politiques locales.
« Je ne dis absolument pas que les efforts du patriarche ont échoué. Il poursuit ce qu’il a commencé, et ce en direction de tous. La période des fêtes et le séjour à l’étranger du Premier ministre désigné Saad Hariri ont peut-être gelé ces efforts », a reconnu le général Ibrahim dans un entretien accordé à la Voix du Liban. « Je suis sûr que le patriarche poursuivra ses efforts dans les prochains jours, de sorte à aider à trouver des solutions », a-t-il ajouté.
« Concernant la formation du gouvernement et les propos sur le fossé entre le président de la République et le Premier ministre désigné, j’estime que nous n’avons pas dépassé les délais moyens pour la formation d’un gouvernement au Liban », a ajouté le général Ibrahim. « Le tiers de blocage (qui serait réclamé par le Courant patriotique libre dirigé par le député Gebran Bassil) n’est absolument pas le problème », a estimé le général Ibrahim. « Certains détails sont encore en suspens, surtout que les efforts se concentrent sur un gouvernement d’experts (...) loin des affiliations politiques », a fait remarquer le directeur général de la SG.
« L’initiative française, dans ses grandes lignes, est toujours d’actualité. On s’attend à ce que cette initiative constitue la boussole de la déclaration gouvernementale après sa formation, et celle de son travail par la suite », a affirmé le général Ibrahim. « Cela mènera au sauvetage du Liban de la situation actuelle dans laquelle il se trouve », a-t-il conclu.


Monsieur Ibrahim, ce serait de combien le délai moyen pour former un gouvernement dans notre pays? Il faut que Hariri, puisqu’il s’est proposé à accomplir la tâche, arrête de proposer des noms et qu’il s’écarte de tout ce cercle mafieux pour former un gouvernent neutre, compétent avec des personnes dont leur seul intérêt serait de sauver notre pays. Il n’arrivera jamais à le faire tant qu’il y aurait un seul représentant de cette mafia. Après avoir en son âme et conscience réussi à réunir ces conditions sine qua non pour former ce gouvernement il pourrait annoncer au peuple libanais sa mouture si l’un des vendus oserait la contester. Ainsi les libanais sauront qui est le vrai traître qui empêche le sauvetage de notre nation.
11 h 05, le 07 janvier 2021