Fouad Abounader (centre) a remis un chèque de 20 millions de livres samedi au directeur du Collège du Sacré-Cœur, Rodolphe Abboud (gauche), en présence du frère visiteur Fady Sfeir.
À l’initiative de la fondation Nawraj, l’organiste Nagi Hakim et son fils, le pianiste Jean-Paul Hakim, ont donné samedi, en début de soirée, un récital en l’église du Collège du Sacré-Cœur – Frères à Gemmayzé, en présence notamment du frère visiteur Fady Sfeir, et du directeur du collège, Rodolphe Abboud. Au terme du récital, un chèque de 20 millions de livres a été remis par le président de la fondation Nawraj, Fouad Abounader, à M. Abboud, pour alimenter le fonds des bourses scolaires du collège qui avait été lourdement endommagé lors de l’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier.
Dans une brève allocution qu’il a prononcée pour la circonstance, M. Abounader a rendu un vibrant hommage à Massoud Achkar, un des premiers et très proches compagnons de l’ancien président assassiné Bachir Gemayel, hospitalisé à la suite de complications dues au coronavirus. « Ce récital est organisé aujourd’hui dans des circonstances difficiles pour moi parce qu’un de mes amis et camarades se trouve aujourd’hui entre la vie et la mort à l’hôpital », a-t-il dit d’emblée, en rappelant que Massoud Achkar, qu’il a présenté comme « son compagnon de combat », a consacré « plus de trente ans de sa vie au service des fils de Beyrouth, notamment d’Achrafieh, de Gemmayzé et de Saïfi, aidant sans relâche tous ceux qui étaient dans le besoin ou qui sollicitaient un soutien quelconque ». Il a demandé à chaque membre de l’assistance, qui a vigoureusement applaudi son intervention, de prier pour lui « afin qu’il se rétablisse sans tarder ».

