Une infirmière new-yorkaise est devenue hier la première Américaine à être vaccinée contre le Covid-19, symbole d’espoir pour le pays le plus endeuillé au monde, qui vient de franchir le seuil dramatique de 300 000 personnes décédées de la maladie. « Premier vaccin administré. Félicitations aux États-Unis, félicitations au MONDE ! » a tweeté le président Donald Trump dans les minutes suivant l’injection, survenue six jours après les premières vaccinations au Royaume-Uni, premier pays à avoir autorisé l’antidote des laboratoires Pfizer/BioNTech. Peu après, le président élu Joe Biden, qui doit prendre ses fonctions en janvier, tweetait à son tour : « Gardez espoir, des jours meilleurs arrivent. » Après s’être fait piquer devant les caméras dans un grand hôpital new-yorkais, Sandra Lindsay, infirmière en soins intensifs, a affirmé en souriant « se sentir très bien ».
L’arrivée du vaccin « signifie espoir, guérison, le retour de la santé publique », a déclaré cette femme noire, « fière de promouvoir la confiance en un vaccin » que 39 % des Américains disaient ne pas vouloir prendre début décembre, avec une méfiance particulière dans les minorités noire et hispanique. D’autres soignants, notamment en Pennsylvanie et dans l’Iowa, ont été vaccinés hier matin. « L’histoire en marche », a salué Gavin Newsom, gouverneur de Californie, en assistant à l’injection du vaccin chez une infirmière de Hollywood. La campagne de vaccination américaine, la plus vaste de son histoire, vise en priorité les soignants les plus exposés et les maisons de retraite. Près de trois millions de doses doivent être distribuées d’ici à demain, avec l’objectif de vacciner quelque 20 millions d’Américains avant fin décembre et 100 millions avant fin mars.

