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Lifestyle - Publirédactionnel

Château KSARA, un héritage emblématique

L’histoire de Château KSARA a précédé celle du Liban. Profondément inscrite dans la terre de nos ancêtres, le lien qui l’unit au terroir libanais va au-delà de toutes les limites spatiotemporelles et sert de pont vers un avenir infini. Retour sur l’histoire de ce domaine sacré.

Château KSARA, un héritage emblématique

Autour du pressoir, vers 1910. Photo DR

Le Liban tel qu’il se définit dans sa géographie moderne est situé sur le site de ce qui fut jadis l’ancienne Phénicie, berceau d’une des plus anciennes civilisations du monde, mais surtout une des premières à avoir établi des liens de négoce et de commerce. Dans ces échanges, le vin occupe une place importante. En effet, les Phéniciens ont commencé à produire et exporter du vin vers 3000 avant J.-C., à partir notamment des anciennes villes côtières de Byblos, Tyr et Sidon. On trouve d’ailleurs pas loin de Sidon, sur le site archéologique de Tel el-Burak, un pressoir commercial d’époque datant de 600 avant J.-C.

Force est de noter qu’au plus fort de leur pouvoir commercial, c’est-à-dire entre 900 et 330 avant J.-C., les flottes commerciales des Phéniciens ont transporté leurs vins dans tout le bassin méditerranéen, jusqu’en Égypte, à Carthage, à Chypre, en Grèce, dans la Rome antique, en Sardaigne et en Espagne. Plus tard, les Romains perpétuèrent la tradition et la vallée de la Bekaa devint ainsi une plateforme viticole régionale, un lieu sur lequel est érigé le temple de Bacchus, le dieu romain du vin, construit au milieu du IIe siècle après J.-C et le mieux conservé au monde.

Château KSARA, tradition et modernité. Photo Philippe Aractingi

Marque de fabrique des moines jésuites

Durant l’ère ottomane, la production du vin était principalement réservée aux monastères et à l’Église, notamment pour la sainte communion. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que les fondations de l’industrie moderne ont été posées, lorsque les missionnaires jésuites de la Békaa ont importé des plants de vigne d’Algérie et ont fondé en 1857 ce qui deviendra le Château KSARA.

Quelques années plus tard, les vignes sont florissantes. Selon le témoignage d’époque d’un prêtre, « les vignes possédaient plus de bouquet que n’importe quel autre dans toute la Syrie, le plus estimé étant le Vin D’Or ». Un autre jésuite écrira : « Quels vins merveilleux! Ils sont envoyés à l’étranger pour être utilisés dans les offices religieux en Bavière, en Prusse, en Hollande et dans les pays d’Extrême-Orient. » Aujourd’hui les vins de Château KSARA peuvent être dégustés dans 40 pays de par le monde.

L’année 1898 marque un autre jalon dans l’histoire de Château KSARA : une grotte datant de l’époque romaine a été découverte sous les vignobles du domaine par des jeunes qui y travaillaient la terre.

Aujourd’hui, ces grottes imposantes enchantent les visiteurs du domaine. D’une longueur de 2 kilomètres, elles permettent de maintenir une température et une hygrométrie constantes tout au long de l’année, offrant des conditions idéales pour la maturation des vins.

Plus qu’un lieu de production de vin, le domaine a joué un rôle de refuge durant la Première Guerre mondiale. À cette époque, certains habitants locaux qui ne voulaient pas rejoindre les rangs de l’armée turque et qui ne pouvaient pas voguer sur les flux de l’exode vers l’Amérique du Sud ont trouvé logis au monastère où ils ont contribué à l’agrandissement et au perfectionnement des grottes. À la fin des hostilités, le Liban est placé sous mandat français. C’est alors que Château KSARA occupe une place de fournisseur de choix à la nouvelle classe dirigeante particulièrement friande de ce breuvage béni des dieux. Désormais, la cave se transforme en véritable entreprise commerciale. Les moines élargissent leur gamme de cépages avec du carignan, du muscat et de l’ugni blanc.

Précurseurs dans plusieurs domaines et dirigés vers la science et le progrès, ils installent le premier observatoire du Moyen-Orient, suivi d’un sismographe et d’une station météorologique.

Suite à la déclaration d’indépendance du Liban en 1943, Château KSARA maintient sa position de vin le plus célèbre du Liban ; alors même que le pays devenait un centre cosmopolite et convivial, une plaque tournante prospère qui semblait protégée des remous d’une région mouvementée. C’est un peu comme si Château KSARA et le Liban vivaient leurs « trente glorieuses ».

Château KSARA, tradition et modernité. Photo Philippe Aractingi

Braver la conjoncture locale

Pourtant en 1973 le Vatican encourage ses monastères et ses missions à travers le monde à vendre tout actif commercial. La cave du domaine est donc cédée à un consortium d’hommes d’affaires locaux. L’infâme guerre civile déclenchée en 1975 restreint alors tout programme de modernisation. Mais malgré les affres de cette guerre, la présence de l’armée syrienne sur les lieux de la propriété puis l’invasion israélienne de 1982, aucune récolte ne manque à l’appel. Château KSARA poursuit également son activité d’export dans le monde entier.

Peu à peu, une paix précaire s’installe et apporte avec elle des initiatives d’expansion et d’innovation. Château KSARA entreprend d’implanter de nouveaux cépages parmi lesquels le cabernet sauvignon, la syrah, le chardonnay, le sémillon, le sauvignon blanc, la clairette, le merlot, le cabernet franc et le petit verdot. Un peu comme un prophète chargé d’une mission de prêche, Château KSARA consolide sa réputation, mais aussi sa position de vin libanais par excellence.

Depuis, l’entreprise a fait du chemin et pas des moindres. Château KSARA produit désormais 18 vins, dont l’emblématique Château Rouge qui fêtera ses 100 ans l’année prochaine, ainsi qu’un trio de nouvelles étiquettes très prometteuses : Merwah, un vin blanc autochtone, Nuance, un rosé premium, ainsi qu’un Carignan vieilles vignes. L’entreprise offre également de l’arak sous le fameux label KSARAK ainsi qu’une Eau De Vie de Vin élaborée suivant la méthode traditionnelle du cognac.

Ce joyau de la Békaa est non seulement l’une des plus anciennes entreprises du Liban, mais un symbole de fierté pour le peuple libanais. Château KSARA, le site des temples de Baalbeck ainsi que la grotte de Jeïta sont les principales destinations du pays. Avec un flux touristique annuel de 70 000 visiteurs, les caves, la salle de dégustation et un restaurant international opèrent à chaque fois leur magie inégalable.

Les jésuites peuvent être fiers. Et ils ne sont pas les seuls…

Le Liban tel qu’il se définit dans sa géographie moderne est situé sur le site de ce qui fut jadis l’ancienne Phénicie, berceau d’une des plus anciennes civilisations du monde, mais surtout une des premières à avoir établi des liens de négoce et de commerce. Dans ces échanges, le vin occupe une place importante. En effet, les Phéniciens ont commencé à produire et exporter du vin vers 3000 avant J.-C., à partir notamment des anciennes villes côtières de Byblos, Tyr et Sidon. On trouve d’ailleurs pas loin de Sidon, sur le site archéologique de Tel el-Burak, un pressoir commercial d’époque datant de 600 avant J.-C. Force est de noter qu’au plus fort de leur pouvoir commercial, c’est-à-dire entre 900 et 330 avant J.-C., les flottes commerciales des Phéniciens ont transporté leurs vins dans tout le bassin...
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Jack Gardner

20 h 12, le 22 décembre 2020

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  • interessant

    Jack Gardner

    20 h 12, le 22 décembre 2020

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