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Monde - Haut-Karabakh

Erdogan veut que la « lutte » de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie continue

Les présidents turc et azéri ont assisté à un défilé militaire à Bakou, impliquant 3 000 soldats et un large contingent turc.

Erdogan veut que la « lutte » de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie continue

Les présidents turc et azéri ont assisté à un défilé militaire à Bakou, hier, impliquant 3 000 soldats et un large contingent turc. Murat Cetinmuhurdar/AFP/Turkish presidential press service

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Bakou pour célébrer la victoire de l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, a affirmé hier que « la lutte » de son allié contre l’Arménie devait se poursuivre.

Son accueil en grande pompe dans ce pays turcophone du Caucase intervient un mois après la déroute militaire arménienne, qui a dû céder d’importants territoires au Haut-Karabakh.

La république autoproclamée, peuplée quasi exclusivement d’Arméniens, continue d’exister, affaiblie et amoindrie, sans que son statut soit réglé par l’accord de cessez-le-feu négocié sous l’égide de Moscou tandis que des soldats russes de maintien de la paix y ont été déployés.

S’adressant notamment à des soldats azéris, M. Erdogan a assuré que « le fait que l’Azerbaïdjan a sauvé ses terres de l’occupation ne signifie pas que la lutte est terminée ». « La lutte dans les sphères politiques et militaires va se poursuivre désormais sur de nombreux autres fronts », a-t-il clamé. Appelant les dirigeants arméniens à « revenir à la raison » après leur défaite dans cette guerre de six semaines menée à l’automne, il a assuré que la reconquête de nombreux territoires par l’Azerbaïdjan « sera le début d’une nouvelle ère ».

L’Arménie « doit voir qu’elle n’obtiendra aucun résultat avec les encouragements des impérialistes occidentaux », a encore tonné M. Erdogan, dont le pays est membre de l’OTAN, accusant par ailleurs Erevan de s’être livré à des crimes de guerre au Haut-Karabakh et de n’y avoir apporté que « massacre, destruction et larmes ».

Précieux soutien turc

L’ONG Amnesty International a, elle, appelé hier à des enquêtes indépendantes pour identifier les auteurs de crimes de guerre commis par les forces azéries ou arméniennes afin de les « traduire en justice ».

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de son côté salué le soutien sans faille d’Ankara, qui a « donné confiance au peuple azerbaïdjanais ». « L’Arménie n’a pas été en mesure de nous concurrencer tant sur le plan économique que sur le plan militaire », s’est-il félicité.

Les deux hommes ont assisté à un défilé militaire à Bakou, impliquant 3 000 soldats et un large contingent turc et où ont aussi été présentés les drones turcs qui ont joué un rôle stratégique dans le conflit et du matériel arménien capturé.

Les soldats et M. Aliev s’affichaient sans masques, bien que la guerre ait aggravé l’épidémie de coronavirus en Azerbaïdjan.

S’exprimant après un entretien en tête à tête avec son homologue azéri, M. Erdogan a ensuite assuré « ne pas avoir de haine envers le peuple arménien » mais seulement un « problème » avec ses dirigeants.

Critiquant le groupe de Minsk (États-Unis, France, Russie), chargé sans succès de trouver une issue pacifique au conflit depuis les années 1990, il a évoqué un projet de « plate-forme pour restaurer la paix régionale » qui comprendrait six pays : « Russie, Turquie, Azerbaïdjan, Iran, Géorgie et, si elle l’accepte, l’Arménie. »

Une nation, deux États

La récente victoire de son allié azéri, armé par la Turquie, permet à Ankara de renforcer son poids géopolitique dans le Caucase, pré carré russe. « L’Azerbaïdjan n’aurait pas été capable d’obtenir un succès militaire au Karabakh sans le soutien politique ouvert de la Turquie », a souligné l’analyste Elhan Shahinoglu du centre de réflexion Atlas, basé à Bakou.

Cette défaite humiliante pour une Arménie qui avait vaincu les forces de Bakou lors d’une première guerre conclue en 1994 a provoqué la fureur à Erevan, où l’opposition manifeste quasi quotidiennement pour la démission du Premier ministre Nikol Pachinian.

Durant la guerre, l’Arménie a accusé la Turquie d’être impliquée directement dans les combats, ce qu’Ankara dément. Plusieurs pays dont la France ont également dénoncé l’envoi aux côtés des forces azéries de combattants proturcs venus de Syrie.

Symbolisée par le slogan « Une nation, deux États », l’alliance entre la Turquie et l’Azerbaïdjan a été forgée lorsque Bakou a obtenu son indépendance de l’URSS en 1991 et s’est renforcée sous la présidence de M. Erdogan.

Cette coopération politique, économique et militaire a notamment permis à la Turquie d’aider l’Azerbaïdjan – turcophone – à entraîner et équiper son armée, facilitant aussi les exportations d’hydrocarbures de Bakou vers l’Europe, en contournant la Russie.

Source : AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Bakou pour célébrer la victoire de l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, a affirmé hier que « la lutte » de son allié contre l’Arménie devait se poursuivre.Son accueil en grande pompe dans ce pays turcophone du Caucase intervient un mois après la déroute militaire arménienne, qui a dû céder d’importants territoires au Haut-Karabakh.La république autoproclamée, peuplée quasi exclusivement d’Arméniens, continue d’exister, affaiblie et amoindrie, sans que son statut soit réglé par l’accord de cessez-le-feu négocié sous l’égide de Moscou tandis que des soldats russes de maintien de la paix y ont été déployés.S’adressant notamment à des soldats azéris, M. Erdogan a assuré que « le fait que l’Azerbaïdjan a sauvé ses terres de...
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decidement, feu Hafez Assad aura fait ecole . le neo sultan recep 1er de son nom :« Une nation, deux États ».

Gaby SIOUFI

09 h 02, le 11 décembre 2020

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Commentaires (1)

  • decidement, feu Hafez Assad aura fait ecole . le neo sultan recep 1er de son nom :« Une nation, deux États ».

    Gaby SIOUFI

    09 h 02, le 11 décembre 2020

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