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Dernières Infos - Liban

Le retard dans la formation du cabinet risque de provoquer des "dégâts considérables", selon le Hezbollah


Le retard dans la formation du cabinet risque de provoquer des

Le logo du groupe parlementaire du Hezbollah (dit "de la fidélité à la résistance"). Via l'ANI

Le groupe parlementaire du Hezbollah a mis en garde jeudi contre les "dégâts considérables" que risque de provoquer le retard accusé dans la formation du nouveau gouvernement, attendu depuis plus de trois mois, et alors que la mise sur pied d'une telle équipe est cruciale, dans un contexte de crise économique et financière aiguë.

Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion hebdomadaire, les députés du Hezbollah ont averti que le retard pris dans la formation du gouvernement "risque de provoquer des dégâts considérables dans le pays, à tous les niveaux", appelant à ce que les parties concernées "agissent rapidement". Ils ont encore souligné l'importance de former une équipe qui respecte "les équilibres" confessionnels du pays. Tout déséquilibre touchant une partie ou une autre risque "d'exacerber les crises et de provoquer des obstacles qui ne sont dans l'intérêt de personne", ajoute le parti chiite.  

Depuis une dizaine de jours, les tractations gouvernementales menées depuis près d'un mois par le Premier ministre désigné Saad Hariri sont au point mort, face aux demandes et conditions posées par les différents partis politiques et aux divergences opposant MM. Hariri et Aoun concernant notamment la nomination des futurs ministres. Le nouveau gouvernement était pourtant censé être une équipe "de mission" resserrée, comme définie dans l'initiative du président français Emmanuel Macron, le 1er septembre à Beyrouth. 

"L'audit juricomptable de la Banque du Liban est nécessaire", ont par ailleurs ajouté les députés du Hezbollah, en réaction à l'annonce vendredi dernier, du désistement du cabinet Alvarez & Marsal, chargé de cette procédure. Ils ont dans ce cadre salué la décision du chef de l'Etat d'adresser une lettre au Parlement l'appelant à étudier ce dossier et la "rapidité" avec laquelle le chef du Législatif, Nabih Berry, a convoqué une séance plénière, en réponse au président Aoun. A la suite de ces deux étapes "conformes à la Constitution", le groupe parlementaire espère que l'audit "pourra être mis en œuvre".

L’audit de la BDL, et plus précisément son volet juricomptable, vise à remonter à la source des transactions passées par l’institution bancaire pour détecter d’éventuelles fraudes. Il constitue l'une des principales réformes réclamées par les pays donateurs. Son lancement effectif est l'une des clés du déblocage de l’assistance financière que le pays a sollicitée du FMI en mai, sans succès pour l’instant, alors que le Liban traverse une très grave crise économique et financière, et a impérieusement besoin d'injection de fonds. La Banque centrale avait toutefois refusé d'envoyer certains des documents et des informations demandés par Alvarez & Marsal, au prétexte du secret bancaire. Le cabinet en avait conclu qu'il ne parviendrait jamais à mettre la main sur ces documents, même à l'issue du délai supplémentaire de trois mois convenu le 5 novembre dernier, et a rompu son contrat avec le ministère des Finances vendredi dernier.

Le bloc du Hezbollah a encore souligné être "prêt à débattre des différentes propositions sur la table pour améliorer la loi électorale", afin qu'elle assure que les différentes parties sont bien représentées. Cette loi électorale fait l'objet, depuis plusieurs semaines, de réunions des commissions parlementaires conjointes. Un des textes proposés, celui de députés du bloc Amal qui est celui du président de la Chambre, qui prévoit de faire du Liban une circonscription électorale unique, est particulièrement controversé, et rejeté par les députés des deux grandes formations chrétiennes (CPL et FL). 

Le groupe parlementaire du Hezbollah a mis en garde jeudi contre les "dégâts considérables" que risque de provoquer le retard accusé dans la formation du nouveau gouvernement, attendu depuis plus de trois mois, et alors que la mise sur pied d'une telle équipe est cruciale, dans un contexte de crise économique et financière aiguë. Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion hebdomadaire, les députés du Hezbollah ont averti que le retard pris dans la formation du gouvernement "risque de provoquer des dégâts considérables dans le pays, à tous les niveaux", appelant à ce que les parties concernées "agissent rapidement". Ils ont encore souligné l'importance de former une équipe qui respecte "les équilibres" confessionnels du pays. Tout déséquilibre touchant une partie ou une autre risque "d'exacerber les...