Rechercher
Rechercher

Liban

L'agression d'un avocat par des FSI à la Corniche Mazraa dénoncée

L'agression d'un avocat par des FSI à la Corniche Mazraa dénoncée

Un policier verbalisant un automobiliste pendant le confinement à Beyrouth, le 14 novembre 2020. Photo d'illustration AFP / ANWAR AMRO

Plusieurs regroupements d'avocats ont condamné jeudi l'agression, la veille, d'un des leurs à un barrage de police dressé à Beyrouth pour vérifier le respect du confinement général et des mesures associées. 

Mercredi après-midi, l'avocat Ephrem Halabi a été malmené par des agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) au niveau d'un barrage routier situé dans le quartier de Corniche Mazraa. Selon des médias locaux, il soutenait que les avocats sont exemptés des mesures de bouclage, notamment de l'interdiction de circuler après 17h et de la circulation alternée, conformément à la décision prise en ce sens par le Conseil supérieur de défense. La circulaire publiée par le ministère de l'Intérieur concernant le confinement n'inclut pas les avocats dans sa liste d'exceptions, alors qu'ils figuraient dans la liste des personnes exemptées dans le texte émis auparavant par le Conseil supérieur de Défense. 

Réagissant à cette affaire, le regroupement des professionnels de la justice au sein des Forces libanaises a condamné cette agression et réclamé au ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, et aux forces de l'ordre, de prendre des mesures contre les agents impliqués dans cette affaire. Ce groupe a demandé à ce que les divergences existant concernant les exceptions, entre les décisions du Conseil supérieur de défense et le ministère de l'Intérieur, soient unifiées. Le comité des avocats au sein du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), a également condamné l'attaque d'un avocat "dans l'exercice de ses fonctions" et réclamé "l'arrêt immédiat de ce genre de comportements et du recours à la violence injustifiée à l'égard des citoyens". De son côté, le comité pour la justice et la législation au sein du Parti socialiste progressiste (PSP), la formation du leader druze Walid Joumblatt, dénonce et estime qu'avec ce genre d'agression, "le mandat" actuel a recours aux pratiques "d'un Etat policier" et "dépasse toutes les lignes rouges".

Mercredi, peu après cet incident, le bâtonnier de Beyrouth, Melhem Khalaf, était intervenu en se rendant immédiatement sur les lieux de l'agression. Il a ensuite demandé à un médecin légiste d'examiner les blessures de Me Ephrem Halabi, et a préparé un dossier pour porter plainte. 


Plusieurs regroupements d'avocats ont condamné jeudi l'agression, la veille, d'un des leurs à un barrage de police dressé à Beyrouth pour vérifier le respect du confinement général et des mesures associées. Mercredi après-midi, l'avocat Ephrem Halabi a été malmené par des agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) au niveau d'un barrage routier situé dans le quartier de...