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Coronavirus

Macron allège le confinement et appelle les Français à la responsabilité

Léger allègement des restrictions dans certains pays européens, mais pas de « Noël normal ».

Macron allège le confinement et appelle les Français à la responsabilité

Emmanuel Macron annonçant hier soir l’allégement progressif des restrictions liées à la crise du coronavirus. Thomas Coex/AFP

La France a annoncé hier soir, à la faveur d’une baisse des contaminations, un allégement gradué des restrictions instaurées contre le Covid-19, une stratégie des petits pas adoptée par d’autres pays d’Europe occidentale à l’approche de Noël.

En Amérique du Nord, au contraire, les contaminations progressent de manière exponentielle aux États-Unis et la situation est jugée « extrêmement sérieuse » dans la province canadienne de l’Ontario.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé qu’un Noël en petit comité, sans grandes réunions de famille, est sans doute « la meilleure option » en ces temps de pandémie dans la plupart des pays.

L’appel de Macron aux Français

En France, le président Emmanuel Macron a desserré l’étau du confinement, qui sera remplacé par un couvre-feu à partir du 15 décembre, mais a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d’année, alors que le pays a franchi mardi la barre des 50 000 décès dus au Covid-19. « Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement », a-t-il insisté. Emmanuel Macron a annoncé un allégement des restrictions en trois phases jusqu’au 20 janvier. Sa mise en œuvre dépendra de l’évolution de l’épidémie, a-t-il averti.

Cet assouplissement débutera samedi : le confinement est maintenu mais l’attestation permettra de se déplacer à 20 km du domicile, au lieu de 1, et pendant trois heures au lieu d’une. Il lève les contraintes aux achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits « non essentiels » comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu’à 21h. Réclamée notamment par certains catholiques, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end, mais avec une jauge de 30 personnes maximum. Les restaurants et les bars resteront en revanche fermés.

La deuxième étape est fixée au 15 décembre, jour où « le confinement pourra être levé » si les conditions sanitaires le permettent, a annoncé le chef de l’État. Il sera remplacé par un couvre-feu, avec une exception pour les soirées de Noël du 24 et du Nouvel An du 31 où la circulation sera libre. À partir du 15 décembre, les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir mais les rassemblements et les événements festifs resteront prohibés. La troisième phase débutera le 20 janvier avec la réouverture potentielle des restaurants et des salles de sports. Aucune date n’est en revanche fixée pour les bars et les discothèques.

Cette stratégie prudente est aussi celle d’autres pays d’Europe occidentale.

L’Angleterre, après quatre semaines de confinement, va ainsi revenir début décembre à une stratégie modulée localement (réouverture des magasins non essentiels, reprise des services religieux et mariages...), accompagnée d’un programme de dépistage massif. « Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu’au printemps », a averti le Premier ministre britannique Boris Johnson. Les autorités britanniques ont décidé d’alléger pour quelques jours à Noël les restrictions en place pour lutter contre la pandémie pour permettre les réunions de famille. Trois foyers différents pourront se rassembler au même endroit et uniquement sur une période de cinq jours maximum, du 23 au 27 décembre, et les familles pourront se déplacer au sein du Royaume-Uni, a ainsi annoncé le gouvernement.

Même son de cloche en Allemagne, où les Länder plaidaient hier pour une limitation à 10 personnes issues de plusieurs foyers le nombre de participants aux fêtes de Noël et du Nouvel An. Les enfants de moins de 14 ans ne seraient pas inclus dans ce décompte et les régions conseillent une mise en quarantaine des participants avant et après ces fêtes. Ces propositions seront discutées mercredi avec le gouvernement fédéral.

Restrictions en Finlande

Actuellement confinée, l’Autriche espère, comme nombre d’autres pays, commencer une campagne de vaccination dès janvier pour les personnes à risque, retraités et professionnels de santé. De nouvelles restrictions sont attendues au Portugal et en Suède. En Finlande également, la capitale Helsinki, confrontée à une flambée « inquiétante » de cas, va fermer prochainement lycées, bibliothèques et piscines et interdire les événements publics.

Aux États-Unis, où les contaminations continuent de progresser rapidement, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, sitôt les premiers vaccins approuvés par l’Agence américaine des médicaments (FDA). Le gouvernement fédéral prévoit de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis 25 à 30 millions par mois. L’approche de la fête de Thanksgiving, jeudi, inquiète les autorités sanitaires. Malgré les appels à rester chez soi, de nombreux Américains se préparent à des retrouvailles familiales. Les aéroports sont remplis comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d’attente pour se faire tester sont interminables.

Au Nord, la plus grande ville du Canada, Toronto, est soumise depuis lundi à un confinement d’au moins 28 jours en raison d’une flambée des contaminations. « La situation est extrêmement sérieuse », a déclaré Doug Ford, Premier ministre de la province de l’Ontario, dont Toronto est la capitale.

En Chine, plus de 500 vols étaient annulés hier au départ du plus grand aéroport de Shanghai (Est), la capitale économique, après la découverte de plusieurs cas de coronavirus chez des employés du fret aérien.

Alan Joyce, PDG de la compagnie aérienne australienne Qantas, qui va rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire – dès qu’un vaccin sera disponible – pour tous les passagers de ses vols internationaux, a jugé que cette exigence allait probablement devenir « courante » dans le transport aérien.

L’UE signe avec Moderna

Dans le domaine des vaccins, les annonces se succèdent rapidement. Dernière en date, la Russie a affirmé hier que son « Spoutnik V », développé par le centre de recherches Gamaleïa de Moscou, était efficace à 95 % contre le coronavirus, selon des résultats préliminaires.

Après le laboratoire américain Moderna et l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, à l’efficacité similaire au remède russe, le laboratoire britannique AstraZeneca associé à l’université d’Oxford avait annoncé lundi avoir développé un vaccin efficace à 70 % en moyenne, voire 90 % dans certains cas.

L’UE signera mercredi un nouveau contrat de précommande de vaccins – le sixième – avec Moderna, pour fournir jusqu’à 160 millions de doses, a indiqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

La pandémie a fait près de 1,4 million de morts dans le monde et contaminé plus de 59,2 millions de personnes depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie dans ce pays fin décembre 2019.

Les États-Unis sont le pays le plus lourdement touché avec 257 707 décès, suivis par le Brésil (169 485), l’Inde (134 218), le Mexique (101 926) et le Royaume-Uni (55 230).

Source : AFP


La France a annoncé hier soir, à la faveur d’une baisse des contaminations, un allégement gradué des restrictions instaurées contre le Covid-19, une stratégie des petits pas adoptée par d’autres pays d’Europe occidentale à l’approche de Noël.En Amérique du Nord, au contraire, les contaminations progressent de manière exponentielle aux États-Unis et la situation est jugée...

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