La justice arménienne a remis hier en liberté des figures de l’opposition arrêtées à la suite d’émeutes contre la signature par le Premier ministre d’un accord consacrant une victoire azérie dans le conflit du Haut-Karabakh. Gaguik Tsaroukian, chef du parti Arménie prospère, a « été relâché de prison » car son « placement en détention était illégal », a indiqué son avocat sur Facebook, Erem Sarkissian, après une décision en ce sens d’un tribunal d’Erevan, la capitale arménienne. Plusieurs autres avocats des dix opposants arrêtés jeudi ont aussi annoncé la libération de leurs clients pour le même motif. Ils avaient été arrêtés, selon le Service d’enquête du parquet, pour « organisation illégale de désordres de masse violents », crime passible de 10 ans de prison. Dans la nuit de lundi à mardi, le siège du gouvernement et le Parlement avaient été envahis et partiellement saccagés par des protestataires, notamment d’opposition, dénonçant l’accord signé par le Premier ministre Nikol Pachinian. Cet accord a mis fin au conflit qui, pendant six semaines, a ensanglanté le Haut-Karabakh, opposant indépendantistes arméniens et forces azéries.
Monde
Libération d’opposants arrêtés après des émeutes sur le Karabakh
OLJ / le 14 novembre 2020 à 00h00

