Le 4 août 2020, date fatidique venue s’ajouter aux crises politique et économique, une explosion inimaginable au port de Beyrouth entraînait destructions, morts, blessés et déplacés.
Peut-on encore trouver la force de sourire ? Sourire comment ? Sourire à quoi ? Jebid, qui veut dire « sourire » en arménien, relève alors un nouveau défi : remettre aujourd’hui une ébauche de sourire sur les visages parfois défigurés d’enfants et de leurs parents. Il leur faut un toit sur la tête, des fenêtres et des portes ?
Jebid a déjà assuré la réparation de plus de 175 foyers. Un travail organisé avec des équipes qui mesurent, coupent, transportent et installent chez chacun ce qui lui manque. Et le travail continue…
Il leur faut se nourrir ? Jebid a déjà assuré plus de 4 000 caisses de produits alimentaires et plus de 1 000 plats chauds à 1 000 enfants et parents trois fois par semaine et dans trois régions différentes du pays (Jbeil, Bourj Hammoud, Mar Mikhaël). Et ça continue…
Jebid répond présent aussi pour assurer médicaments, couches pour enfants et boîtes de lait en poudre. Tous ces produits qui deviennent de plus en plus chers et difficiles d’accès.
Mais pouvoir s’abriter des intempéries et manger mieux un jour sur deux, est-ce cela vivre et grandir ?
Alors Jebid continue son action, dans le cadre de la mission qu’elle s’est fixée depuis sa création en 2008. Assurer l’accès à l’éducation (droit reconnu par l’article 26 de la Charte des droits de l’homme) ainsi qu’à la santé et aux soins médicaux (article 25 de la même Charte) à des centaines d’enfants chaque année. Jebid donne aux élèves la chance d’aller plus loin et plus haut en offrant des bourses universitaires à plus de 40 élèves chaque année. Ils arrivent ainsi à suivre un parcours prometteur qui relevait, étant donné les revenus modestes de leurs parents, du domaine du rêve.
« Merci à Jebid qui m’a permis d’obtenir mon diplôme, je ne peux pas l’oublier et j’attends à mon tour de pouvoir aider plus tard un jeune ou plus à accéder à l’université ! Merci à toutes les dames du comité qui m’ont permis d’arriver au terme de mes quatre ans d’études. » Un témoignage parmi d’autres qui nous encourage à continuer dans notre mission et nous permet de sourire, à notre tour, fières de notre apport positif à la société.
Construire, nourrir, soigner, éduquer des générations, cela demande du temps, de l’énergie, de la persévérance, de la coordination et bien sûr de l’argent. Cet argent que certains considèrent comme le nerf de la guerre, Jebid l’utilise pour construire la paix
Merci à nos généreux donateurs avec qui, toujours, ensemble et main dans la main, nous n’aurons de cesse de multiplier le nombre des enfants heureux.


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