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Attaque de Nice

Les chrétiens sous le choc, l'Eglise dénonce un acte "innommable"

Les chrétiens sous le choc, l'Eglise dénonce un acte

Des policiers d'élite du RAID entrent dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, le 29 octobre 2020 après une attaque terroriste au couteau qui a fait trois morts. Photo / AFP / Valery HACHE

Les chrétiens ne doivent pas devenir "une cible à abattre", ont plaidé les évêques de France jeudi, en dénonçant l'attentat "innommable" qui a fait trois morts dans la matinée une basilique de Nice, dans le sud-est de la France.

A 15h00, les églises du pays ont sonné le glas, "la cloche des morts", pendant de longues minutes en hommage aux victimes.
A Paris, dans l'église Saint-Louis-d'Antin, bondée comme chaque midi, trois jeunes catholiques sont venus assister une dernière fois ensemble à la messe, avant le confinement qui va concerner tous les Français vendredi. "Ça avait encore plus de sens de venir" après l'attentat de Nice, expliquent-ils, encore sous le choc. "On ne comprend pas pourquoi les chrétiens sont visés et on a peur qu'il y en ait d'autres. Je suis enceinte et, en arrivant aux abords de l'église, je me suis dit qu'il fallait faire attention, que c'était possible de me prendre des coups de couteau", raconte Sybil, sans vouloir donner son nom de famille. "C'est inimaginable humainement", s'insurge Cathy Yvant, 58 ans, venue avec sa fille Liny à Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille (sud-est). "Dieu, quel que soit le nom qu'on lui donne, n'a jamais demandé de faire ça", ajoute cette femme très croyante, "horrifiée et choquée".

Devant cette même église, Janni Galdi, 19 ans, bible à la main est "écoeuré". "Encore un attentat, encore l'Eglise... Ça fait beaucoup", souffle le jeune homme. "Ma première prière est allée pour les victimes et leurs familles. C'est une mort atroce. Mourir à l'église, égorgés, c'est très symbolique", ajoute ce fidèle, l'air grave.

En 2016, le prêtre Jacques Hamel avait été assassiné par des jihadistes en pleine messe matinale dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest). La soeur de ce dernier, Roseline Hamel, a, dans un communiqué, envoyé ses pensées aux familles des victimes.
"Le Dieu qui demande de tuer n'existe pas. C'est un leurre, pire une idole qui incarne l'esprit du Mal", ajoute-t-elle dans ce texte.  "Il y a eu le père Hamel à Rouen il y a quelques années, c'est le deuxième attentat commis dans une église", a déclaré Eric de Moulins- Beaufort, président de la Conférence des évêques, venu sur le lieu du drame, avant d'évoquer les victimes, dont le sacristain, "bien connu" des fidèles de la basilique.


Les chrétiens ne doivent pas devenir "une cible à abattre", ont plaidé les évêques de France jeudi, en dénonçant l'attentat "innommable" qui a fait trois morts dans la matinée une basilique de Nice, dans le sud-est de la France.

A 15h00, les églises du pays ont sonné le glas, "la cloche des morts", pendant de longues minutes en hommage aux victimes.
A Paris, dans...