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Pour le président iranien, insulter Mahomet peut inciter à la "violence"


Pour le président iranien, insulter Mahomet peut inciter à la

Photo du président iranien Hassan Rohani fournie par la présidence iranienne le 28 octobre 2020. AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY

Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mercredi qu'insulter le prophète de l'islam Mahomet pourrait susciter la "violence", après la défense par le chef de l'Etat français Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer le Prophète.

"Insulter le Prophète ne relève pas de l'exploit. C'est immoral. Cela encourage la violence", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement. "C'est une surprise que cela vienne de ceux qui se targuent de culture et de démocratie, que d'une certaine façon ils, même si ce n'était pas intentionnel, encouragent violence et effusion de sang", a-t-il poursuivi.

Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins. "Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et ils savent qu'avec des héros tranquilles comme lui ils ne l'auront jamais", a dit M. Macron.

Des déclarations qui ont déclenché des manifestations dans de nombreux pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français. "L'Occident devrait comprendre qu'insulter le Prophète revient à insulter tous les musulmans, tous les prophètes, toutes les valeurs humaines et piétiner l'éthique", selon M. Rohani. "Chaque Européen a une dette envers le Prophète, car il était le professeur de l'humanité."

Le président iranien a également demandé à l'Occident d'"arrêter de s'immiscer dans les affaires internes des musulmans" s'il "souhaite réellement parvenir à la paix, à l'égalité, au calme et à la sécurité dans nos sociétés".

A Beyrouth, le Hezbollah, proche allié de l'Iran, a déclaré que "ridiculiser intentionnellement le prophète révèle des intentions malveillantes et hostiles", sans mentionner la France ou Emmanuel Macron.

Dans un communiqué, le bloc parlementaire du Hezbollah a critiqué "la faillite morale et éthique dont souffrent aujourd'hui des groupes, des dirigeants et des Etats", accusant ceux-ci "d'abuser de la liberté d'expression (...) en empêchant les autres d'exprimer leurs convictions et croyances".


Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mercredi qu'insulter le prophète de l'islam Mahomet pourrait susciter la "violence", après la défense par le chef de l'Etat français Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer le Prophète."Insulter le Prophète ne relève pas de l'exploit. C'est immoral. Cela encourage la violence", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé au cours...