L'aéroport international de Beyrouth. Photo Ani
Une délégation russe a atterri mercredi matin à l'aéroport international de Beyrouth à bord d'un avion militaire dans le cadre d’une visite officielle d'une journée dont l’objectif est d’engager des concertations en lien avec un projet de congrès international relatif au dossier des réfugiés syriens que Moscou voulait tenir à Damas, à la mi-novembre.
Composée entre autres de l'émissaire du président Vladimir Poutine, Alexander Lavrentiev et de l'ambassadeur de Russie en Syrie, Alexander Kinschak, la délégation a été d'abord reçue par le président de la République Michel Aoun. Elle doit ensuite s'entretenir avec celui du Parlement Nabih Berry, ainsi qu'avec les deux Premiers ministres, Hassane Diab, démissionnaire, et désigné, Saad Hariri.
La délégation devait initialement accompagner le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui était censé venir à Beyrouth pour des entretiens axés sur le dossier gouvernemental ainsi que sur celui des réfugiés syriens, mais qui aurait finalement reporté cette visite jusqu’après la formation du gouvernement, selon des sources proches de Moscou.
Selon ces mêmes sources, la mission de la délégation se limite à sonder les officiels libanais au sujet des perspectives de règlement du dossier des réfugiés syriens et de la tenue d’une conférence internationale à ce sujet. Celle-ci pourrait être organisée à Astana, au Kazakhstan, après l’opposition des États-Unis et d’autres gouvernements européens au choix de Damas pour accueillir la conférence. Elle n’a aucun lien avec la formation du cabinet à Beyrouth ou avec l’initiative française de sortie de crise, indique-t-on. Ces sources précisent que la Russie considère que la stabilité prévalant aujourd’hui en Syrie est propice à un retour des réfugiés et souhaite obtenir l’appui du Liban, directement concerné par le dossier, au processus qui serait discuté lors d’une conférence internationale sur la question.


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