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Les pro-Iran proposent une courte trêve sous condition aux Américains

Les pro-Iran proposent une courte trêve sous condition aux Américains

Des combattants des unités paramilitaires du Hachd el-Chaabi avancent en convoi vers les villages situés entre Hawija et Kirkouk, le 6 octobre 2017. Photo d’archives/AFP

Les factions irakiennes pro-Iran ont indiqué qu'elles n'attaqueraient plus l'ambassade américaine en Irak à condition que Washington annonce le retrait de ses troupes d'ici la fin de l'année, un délai déjà jugé intenable par Bagdad.

En janvier, 48 heures après l'assassinat du général iranien Kassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, les forces chiites au Parlement irakien ont voté l'expulsion des 5.200 militaires américains alors présents sur leur sol. Le gouvernement de l'époque avait prétexté ne gérer que les affaires courantes et ne pas pouvoir en conséquence mettre en œuvre cette mesure immédiatement. Le cabinet de Moustafa al-Kazimi, nommé en mai, plaide pour donner "trois ans" aux Américains pour quitter le territoire, après être revenus en 2014 combattre le groupe Etat islamique (EI).

Le contingent américain est déjà tombé à environ 3.000 militaires en raison de la "victoire" déclarée fin 2017 sur les jihadistes et de la pandémie mondiale de Covid-19. "La trêve pose comme condition le respect de la décision parlementaire", explique à l'AFP Ahmed al-Assadi, l'un des leaders du bloc parlementaire du Hachd al-Chaabi --coalition de paramilitaires pro-Iran intégrée à l'Etat. "Cette trêve n'est pas illimitée", poursuit-il, "elle va au moins jusqu'aux élections américaines" du 3 novembre et "au maximum jusqu'à la fin de l'année". "Au-delà, ce n'est plus logique, nous donnons seulement au gouvernement le temps de lancer les négociations" de retrait.

Dans un récent entretien à la télévision d'Etat, M. Kazimi avait estimé que les soldats américains avaient besoin de "trois ans" pour quitter le pays.

Une source au sein du Hachd a expliqué à l'AFP que cette trêve était le fruit de discussions entre les factions pro-Iran, le gouvernement et les chancelleries étrangères à Bagdad.

Pour Washington, les près de 90 attaques notamment à la roquette ayant visé depuis un an son ambassade, des bases irakiennes abritant des soldats américains et des convois logistiques de sous-traitants irakiens travaillant pour l'armée américaine, sont le fait principalement des brigades du Hezbollah, la faction pro-Iran la plus radicale du pays. Plusieurs attaques ont été revendiquées par des groupuscules aux noms inconnus jusqu'alors, des faux-nez des pro-Iran, selon les experts. La dernière attaque visant un convoi a eu lieu dimanche dans la province de Diwaniyah (sud), alors même qu'émergeaient les premières informations sur une possible trêve.

Les factions irakiennes pro-Iran ont indiqué qu'elles n'attaqueraient plus l'ambassade américaine en Irak à condition que Washington annonce le retrait de ses troupes d'ici la fin de l'année, un délai déjà jugé intenable par Bagdad.En janvier, 48 heures après l'assassinat du général iranien Kassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, les forces chiites au Parlement irakien ont voté l'expulsion des 5.200 militaires américains alors présents sur leur sol. Le gouvernement de l'époque avait prétexté ne gérer que les affaires courantes et ne pas pouvoir en conséquence mettre en œuvre cette mesure immédiatement. Le cabinet de Moustafa al-Kazimi, nommé en mai, plaide pour donner "trois ans" aux Américains pour quitter le territoire, après être revenus en 2014 combattre le groupe Etat...