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L'audience controversée de Ziad Itani devant la justice reportée

L'audience controversée de Ziad Itani devant la justice reportée

Le metteur en scène libanais Ziad Itani. Photo d'archives Marwan Assaf

L'audience prévue ce jeudi devant la justice du dramaturge Ziad Itani, convoqué pour diffamation envers la Sécurité de l'Etat, a été reportée, alors que cette séance était vivement critiquée par M. Itani lui-même et par l'organisation internationale Human Right Watch. 

Ziad Itani avait été accusé en 2017 d'avoir collaboré avec Israël et incarcéré pendant plusieurs mois, avant d'être innocenté et relâché en mars 2018, après qu'il eut été prouvé que des preuves avaient été fabriquées contre lui par l'ancienne ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein des Forces de sécurité intérieure en coopération avec un pirate informatique. Le dramaturge affirme avoir été, lors de son incarcération, torturé à plusieurs reprises afin que des aveux lui soient extirpés.

Il a été convoqué ce jeudi dans le cadre de poursuites lancées à son encontre par deux responsables au sein de la Sécurité de l'Etat, après avoir publiquement critiqué le fait qu'un des officiers, qu'il accuse d'être responsable des tortures qu'il a subies, ait été promu.  Son interrogatoire a été reporté à une date qui n'a pas été précisée, à la demande de son avocat qui souhaite déposer un recours pour vice de forme et alors que l'accusation ne s'est pas présentée à l'audience.

A sa sortie du Palais de justice de Beyrouth, l'acteur s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles aucune des plaintes qu'il a déposées pour torture n'ait fait l'objet d'un suivi judiciaire, tandis qu'il a été rapidement convoqué pour diffamation après n'avoir fait, selon des propos rapportés par le site al-Modon, que critiquer la promotion d'un officier, qu'il avait officiellement contestée devant le Conseil d'Etat. 

Dans un communiqué virulent publié dans la matinée, Human Rights Watch a pour sa part dénoncé "une nouvelle tentative de l'Etat libanais d'intimider et de réduire au silence des accusations de torture" de la part d'une victime de ces exactions. "Les autorités libanaises continuent d'avoir recours aux lois criminalisant la diffamation, qui prévoient jusqu'à trois ans d'incarcération, contre toutes les personnes qui les critiquent", a déploré l'organisation internationale. Elle regrette encore l'impunité dont jouissent les autorités face aux accusations de torture, rappelant que Ziad Itani avait porté plainte pour torture après sa relaxe sans qu'aucune suite n'ait jamais été donnée à ce dossier.  "Au lieu de tenter de réduire M. Itani au silence, la justice pénale, et notamment les juges d'instruction, devrait enquêter sur ses sérieuses accusations de torture (...) et assurer la protection de la liberté d'expression", a appelé Human Rights Watch. 

L'audience prévue ce jeudi devant la justice du dramaturge Ziad Itani, convoqué pour diffamation envers la Sécurité de l'Etat, a été reportée, alors que cette séance était vivement critiquée par M. Itani lui-même et par l'organisation internationale Human Right Watch. Ziad Itani avait été accusé en 2017 d'avoir collaboré avec Israël et incarcéré pendant plusieurs mois, avant d'être innocenté et relâché en mars 2018, après qu'il eut été prouvé que des preuves avaient été fabriquées contre lui par l'ancienne ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein des Forces de sécurité intérieure en coopération avec un pirate informatique. Le dramaturge affirme avoir été, lors de son incarcération, torturé à plusieurs reprises afin que des aveux lui soient extirpés. Il a été...