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Endurance auto

Les 24 Heures du Mans veulent se relancer grâce aux Hypercars

Les 24 Heures du Mans veulent se relancer grâce aux Hypercars

Le constructeur français Peugeot s’alignera à compter de 2022 dans le championnat du monde d’endurance (WEC) et aux 24 Heures du Mans ensuite, dans la nouvelle catégorie Hypercar. Cette catégorie LMH (Le Mans Hypercar) a été créée par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), organisateur de l’épreuve d’endurance mancelle et du WEC. Elle doit succéder aux voitures LMP1 et LMP2 (Le Mans Prototype). Sur ces deux images, la Peugeot 908 HDi-FAP (catégorie LMH) qui a fait quelques tours de piste en marge de la 88e édition des 24H du Mans (19-20 septembre 2020). Jean-François Monier/AFP

Les 24 Heures du Mans vont accueillir d’ici à 2023 de nouvelles voitures appelées Hypercars avec pour objectif de faire revenir les grands constructeurs, Peugeot ayant déjà répondu à l’appel.

La 88e édition de la célèbre épreuve d’endurance automobile a eu lieu les 19 et 20 septembre, mais seulement cinq voitures étaient alignées dans la catégorie reine LMP1, dont deux Toyota. Le constructeur japonais a remporté une troisième victoire consécutive. Toutefois, l’an prochain, l’écurie suisse Rebellion ne sera plus là et Toyota ne fera plus courir ses TS050 hybrides. Le constructeur français Renault a bien annoncé son retour au Mans et dans le championnat du monde d’endurance (WEC) avec sa marque sportive Alpine, mais cette voiture ne sera en fait qu’une Rebellion rebaptisée.

Pour relancer l’intérêt de l’épreuve d’endurance, dont la première édition a eu lieu en 1923, son organisateur, l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), compte sur les Hypercars pour faire revenir le public. Celui-ci était complètement absent lors de la 88e édition pour cause de nouveau coronavirus, ce qui a donné un aspect fantomatique inhabituel au circuit sarthois, d’habitude théâtre d’une fête géante pendant l’épreuve.

Si Toyota a déjà confirmé son intérêt pour les Hypercars, Peugeot vient de le rejoindre. Le constructeur français a annoncé la semaine dernière qu’il rejoindrait cette nouvelle catégorie, dont le sigle est LMH, en 2022 avec une participation au Mans dès cette année-là ou en 2023. « Le choix de la catégorie LMH a été dicté par plusieurs critères, dont celui d’une certaine liberté aérodynamique. Cela permet ainsi d’intégrer, avec l’appui du design de Peugeot, les codes esthétiques de la marque », a souligné le constructeur français. « Le LMH, en hybride, c’est une chaîne de traction quatre roues motrices avec la possibilité, grâce à l’électrification, de convertir des véhicules deux roues motrices en quatre roues motrices, et ça, c’est le message marketing de la marque », a précisé Olivier Jansonnie, directeur du programme WEC chez PSA Motorsport.

Peugeot avait annoncé en novembre 2019 son retour dans le championnat du monde d’endurance en 2022, déjà encouragé par les premières informations sur cette nouvelle catégorie et des réductions des coûts de développement qu’elle implique. L’objectif était alors une participation au Mans en 2023 dans le cadre de la saison 2022-2023 du WEC, mais le calendrier n’a pas encore été définitivement fixé, ont indiqué les responsables du programme. « On partira seulement quand nous serons sûrs de notre coup et c’est quelque chose que l’on ne saura que début 2022 », a indiqué Jean-Marc Finot, directeur de PSA Motorsport. Peugeot, qui compte trois succès au Mans (1992, 1993 et 2009), avait quitté l’endurance en 2012 pour des raisons budgétaires.

L’hydrogène à l’horizon

La catégorie LMH s’accompagnera d’une autre, la LMDh, qui pourra courir en Europe et aux États-Unis, dans d’autres épreuves célèbres comme les 24 Heures de Daytona et les 1 000 Miles de Sebring.

Au-delà des Hypercars, se profile un autre défi, celui des voitures de course à zéro émission dans le cadre du projet H24 et de la propulsion à hydrogène, dont l’avantage est de ne rejeter que de l’eau. Un prototype, qui a déjà effectué des essais sur piste, doit participer au Mans en 2024 et plusieurs constructeurs automobiles ont manifesté leur intérêt pour cette formule. « Le projet ne concerne pas seulement la voiture, mais les infrastructures de ravitaillement en hydrogène. On veut aussi de l’hydrogène vert et il faut travailler aussi sur cette filière », a souligné Pierre Fillon, le président de l’ACO. Il a souligné que les LMH et les voitures à hydrogène rouleront ensemble et s’affronteront pour la victoire dans la plus grande épreuve d’endurance automobile du monde à compter de 2025.

Source : AFP


Les 24 Heures du Mans vont accueillir d’ici à 2023 de nouvelles voitures appelées Hypercars avec pour objectif de faire revenir les grands constructeurs, Peugeot ayant déjà répondu à l’appel.

La 88e édition de la célèbre épreuve d’endurance automobile a eu lieu les 19 et 20 septembre, mais seulement cinq voitures étaient alignées dans la catégorie reine LMP1, dont...

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