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Union européenne

Von der Leyen dévoile un plan de bataille pour la relance et le climat

Von der Leyen dévoile un plan de bataille pour la relance et le climat

Ursula von der Leyen lors de son discours sur l'état de l'Union européenne, hier, à Bruxelles. Reuters/Yves Herman

Une Europe plus résistante face aux menaces sanitaires, au changement climatique et à la crise économique : la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a dévoilé hier son plan de bataille lors de son premier discours sur l’état de l’Union européenne.

Devant les eurodéputés, la première femme à la tête de l’exécutif européen, qui a fait du Green Deal un pilier de son mandat, a annoncé qu’elle entendait rehausser l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE pour 2030, actuellement fixé à -40 % par rapport au niveau de 1990, à -55 %. Ce relèvement, qui aurait d’importantes conséquences pour les secteurs de l’énergie, des transports ou de l’agriculture, « est trop important pour certains et insuffisant pour d’autres », a reconnu Ursula von der Leyen. Mais « notre économie et notre industrie peuvent y faire face », a-t-elle assuré dans ce discours, un rituel de la vie bruxelloise. Face au Covid-19, qui a provoqué des réponses nationales en ordre dispersé et mis à l’épreuve la solidarité européenne, elle a appelé à une « Union européenne de la santé », un secteur qui relève des compétences de chaque État. Et face à la féroce concurrence mondiale sur la recherche d’un vaccin, elle a averti que « le nationalisme vaccinal met des vies en danger ». « Nous devons veiller à ce que les citoyens européens et ceux du monde entier y aient accès (...) Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous en sécurité », a-t-elle poursuivi.

Sur le front du Brexit, alors que les relations s’enveniment avec Londres, la présidente de la Commission a averti : l’accord scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, signé en janvier, ne peut être modifié unilatéralement.

Mise en garde à Ankara

Ursula von der Leyen, qui a promis de diriger une Commission « géopolitique », a aussi mis en garde la Turquie contre toute tentative d’« intimidation » dans le conflit gazier qui l’oppose à la Grèce en Méditerranée orientale. « Si nous sommes géographiquement proches, la distance entre nous semble ne cesser de croître », a-t-elle déclaré. Les tensions en Méditerranée orientale seront au cœur d’un sommet européen les 24 et 25 septembre, de même que la situation en Biélorussie où se poursuit sans relâche la répression des opposants au président Loukachenko.

Autre dossier ultrasensible pour l’UE : la migration. La Commission européenne veut « abolir » le règlement dit de « Dublin » confiant la responsabilité d’une demande d’asile au pays de première entrée des migrants dans l’UE, a déclaré Ursula von der Leyen. « Il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité », a-t-elle dit.

Source : AFP


Une Europe plus résistante face aux menaces sanitaires, au changement climatique et à la crise économique : la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a dévoilé hier son plan de bataille lors de son premier discours sur l’état de l’Union européenne.

Devant les eurodéputés, la première femme à la tête de l’exécutif européen,...

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