Le Parlement libanais, à Beyrouth. Photo d'archives L'OLJ
Une association représentative des parents d'étudiants à l'étranger, qui peinent à transférer de l'argent à leurs enfants sur fond de restrictions bancaires, a lancé jeudi un appel à manifester le 31 août prochain devant le siège du Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, pour protester contre la "duperie" des banques et demander que le Parlement vote une loi permettant les transferts bancaires à l’étranger et l'institution d'un "dollar étudiant".
A la suite des protestations de nombreuses familles, la Banque du Liban (BDL) avait publié la semaine dernière une circulaire à travers laquelle elle permet de transférer à tout étudiant à l’étranger inscrit "avant la fin de l’année 2019" un montant annuel de 10 000 dollars maximum ou son équivalent en une autre monnaie, depuis un compte en devises dont l’accès est restreint par les banques – les comptes en "dollars libanais", notamment. Cette nouvelle disposition ne résout pas le problème des familles qui ne possèdent pas de compte en dollars et qui devront alors se tourner vers les agents de change, soit ceux du marché noir, soit ceux qui sont agréés et à qui la BDL impose de pratiquer un taux de 3 900 livres pour un dollar, pour acheter des "fonds frais" qu’ils pourront ensuite transférer. Cela fait presque un an que les banques, en pleine crise de liquidités, restreignent de façon illégale et informelle l’accès de nombreux déposants à leurs comptes en devises.

