Le président libanais, Michel Aoun (g), s'entretenant avec le chef du Parlement, Nabih Berry, le 19 août 2020 au palais de Baabda. Photo ANI
Le président libanais, Michel Aoun, a reçu mercredi à Baabda le chef du Parlement, Nabih Berry, plus de deux semaines après la double explosion meurtrière du port de Beyrouth et alors que les différentes formations au pouvoir sont engagées dans des tractations préliminaires pour la formation du futur gouvernement, après la démission de l'équipe ministérielle de Hassane Diab.
"Les contacts se poursuivent", s'est contenté de déclarer M. Berry à la presse, à l'issue de sa réunion avec le chef de l'Etat.
Selon des sources informées, citées par notre correspondante Hoda Chedid, MM. Aoun et Berry "entreprennent chacun des concertations autour de la formation du gouvernement, et certains points nécessitent un suivi, notamment en ce qui concerne le nom du prochain Premier ministre et la forme du gouvernement". "Les contacts vont se poursuivre durant les prochaines 48h afin d'aboutir à une entente nécessaire avant les consultations parlementaires contraignantes", ajoutent ces sources.
Hassane Diab avait annoncé la démission de son gouvernement un peu moins d'une semaine après les explosions du 4 août. Depuis, les tractations sont au point mort et le président Aoun n'a pas encore convoqué les consultations contraignantes des députés pour la nomination du futur président du Conseil. Selon des sources bien informées, les tractations sont freinées par trois facteurs. Le premier est interne, provoqué par l’absence de consensus sur la forme du gouvernement : un cabinet politique pour le 8 Mars, de technocrates (avec possible représentation de partis par les non-partisans) pour une partie de l’opposition, et un gouvernement neutre avec des spécialistes pour l’aile la plus dure de l’opposition, notamment non partisane.

