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Liban

Début de la séance parlementaire consacrée à l'état d'urgence à Beyrouth

Début de la séance parlementaire consacrée à l'état d'urgence à Beyrouth

Un policier devant l'entrée du palais de l'Unesco, à Beyrouth, où est réuni le Parlement libanais, le 13 août 2020. Photo REUTERS/Aziz Taher

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a lancé jeudi à 11h une séance parlementaire exceptionnelle, consacrée à l'étude du décret 6792 portant sur l'annonce de l'état d'urgence à Beyrouth, après la double explosion dévastatrice du 4 août. Les explosions ont eu lieu dans le port de Beyrouth, elles ont fait plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés, 300 000 sans-abris et détruit de nombreux quartiers de Beyrouth.

L'état d'urgence avait été décrété pour deux semaines, jusqu'au 18 août, par le gouvernement de Hassane Diab désormais démissionnaire, au lendemain de la catastrophe. Pour toute période d'état d'urgence excédant les huit jours, le Parlement doit donner son accord, selon l'ONG Legal Agenda, citée par l'AFP. Au cours de cette période, qui pourra être prolongée, l'armée libanaise aura sous ses ordres l'ensemble des forces de sécurité du pays et la responsabilité de maintenir l’ordre.

Le quorum a été atteint malgré l'absence des députés Forces libanaises et des députés indépendants.

Cette séance parlementaire a lieu alors que plusieurs députés ont démissionné depuis les explosions afin de se distancer du pouvoir, tenu responsable du drame par la rue, de nombreux responsables ayant été au courant de la présence, dans le port, des 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium qui ont provoqué le souffle ayant rasé le port et détruit de nombreux quartiers de la ville. 

Ont démissionné ces derniers jours les députés de Zghorta Michel Moawad, du Kesrouan, Nehmat Frem, de Jezzine, Henri Hélou, les trois députés Kataëb, Samy Gemayel, Nadim Gemayel et Élias Hankache, ainsi que la députée indépendante Paula Yacoubian et le député Marwan Hamadé. La démission de ce dernier a toutefois été mise en suspens, à la demande de Nabih Berry, M. Hamadé ayant posé des conditions à son départ. De leur côté, les députés des Forces libanaises, du leader maronite Samir Geagea, ont annoncé hier qu'ils ne présenteraient pas leur démission, estimant que leur départ du Parlement servirait la majorité actuelle. 


Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a lancé jeudi à 11h une séance parlementaire exceptionnelle, consacrée à l'étude du décret 6792 portant sur l'annonce de l'état d'urgence à Beyrouth, après la double explosion dévastatrice du 4 août. Les explosions ont eu lieu dans le port de Beyrouth, elles ont fait plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés, 300 000...