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Explosions de Beyrouth

Mgr Audi : Que Dieu pardonne aux responsables

Mgr Audi : Que Dieu pardonne aux responsables

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi. Photo archives ANI

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi, a vertement critiqué samedi la classe dirigeante du pays, quatre jours après les explosions du port de Beyrouth qui on fait au moins 154 tués et 5000 blessés.

"Nous ne livrerons pas à des conférences et à des bavardages mais plutôt à des actions", a affirmé le dignitaire orthodoxe, lors d'un échange avec les journalistes, à l'issue d'une visite du patriarche grec-catholique Mgr Youssef Absi, au siège de l'archevêché grec-orthodoxe à Achrafié.

"Que Dieu pardonne aux responsables. Dieu les jugera. J'ai assez parlé par le passé, et ceux qui sont assez intelligents comprennent ce que j'ai dit", a lancé le dignitaire grec-orthodoxe. "Le président français Emmanuel Macron est venu au Liban et a exprimé sa compassion et sa volonté de nous aider. Il a également parlé de la situation et a été honnête, envoyant des équipes pour nous épauler. Soyez-donc humbles et mettez de côté le +moi+", a martelé Mgr Audi, en s'adressant aux dirigeants.

Le président Macron était le Premier responsable international à se rendre à Beyrouth, 48h à peine après le drame. Le président Aoun a implicitement critiqué les propos du chef de l'Etat français, vendredi lors d'une causerie avec des journalistes au palais de Baabda.

Pour sa part, Mgr Absi a dit à Mgr Audi que l'Eglise est prête au service de ses enfants. "Nous sommes prêts à tout faire pour regagner la confiance de nos fidèles", a-t-il affirmé.

Selon l'explication officielle des autorités, la tragédie du 4 août est due à un incendie dans un entrepôt de feux d'artifice qui a mis le feu à 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un entrepôt du port de Beyrouth depuis 2014 "sans mesures de précaution", de l'aveu même du Premier ministre Hassane Diab. Cependant, le président Michel Aoun avait évoqué vendredi la possibilité que ce drame ait été provoqué par une "intervention extérieure", parlant d'un éventuel missile ou d'une bombe. Plus de 60 personnes sont toujours portées disparues à Beyrouth, quatre jours après l'explosion. Les appels pour une enquête internationale se multiplient, mais le président Aoun, ainsi que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'opposent à cette option.


Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi, a vertement critiqué samedi la classe dirigeante du pays, quatre jours après les explosions du port de Beyrouth qui on fait au moins 154 tués et 5000 blessés.

"Nous ne livrerons pas à des conférences et à des bavardages mais plutôt à des actions", a affirmé le dignitaire orthodoxe, lors d'un échange avec les...