L'ancien ministre libanais Michel Samaha, condamné le 8 avril 2016 à 13 ans de travaux forcés pour avoir transporté des explosifs. Photo d'archives ANWAR AMRO/AFP
Des avocats ont déposé jeudi une note d'information judiciaire au parquet général près la cour de cassation à l'encontre de Michel Samaha, ancien ministre condamné par le tribunal militaire en avril 2016 à 13 ans de travaux forcés et à la déchéance de ses droits civiques pour transport d'explosifs en vue de commettre des attentats au Liban. Ces avocats l'accusent de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme dans le cadre de cette affaire.
Les avocats Omar el-Kouch, Fady Saad, Mohammad Ziad Jaafil, Jihad Abou Ammo affirment que Michel Samaha devrait être poursuivi pour blanchiment d'argent et financement du terrorisme, des crimes qui n'avaient pas été retenus contre l'ancien ministre dans le cadre de son jugement. Les avocats ont appelé également à une "coordination avec l'instance d'investigation de la Banque du Liban, en vue de le déférer devant le tribunal pénal compétent afin qu'il soit sanctionné conformément à la loi".
Michel Samaha avait été jugé coupable de détention et transport d’explosifs, dans le but de perpétrer des actes terroristes, et de tentative d’assassiner des hommes politiques et des hommes de religion dans le but d’inciter à la discorde dans la région du Akkar (Liban-nord). Un premier verdict prononcé en mai 2015 condamnant l’ancien ministre à seulement quatre ans et demi de prison, pour "tentative de perpétrer des actes terroristes", avait déclenché une vague de colère contre le tribunal militaire. Michel Samaha avait été brièvement libéré sous caution en janvier 2016 avant d'être de nouveau incarcéré en avril de la même année.

