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Dernières Infos - Hong Kong

L'UE "déplore" la loi sur la sécurité adoptée par la Chine

L'UE

Le président du Conseil européen Charles Michel. Photo d'archives AFP

L'Union européenne a "déploré" mardi l'adoption par la Chine d'une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et a prédit des "conséquences négatives" pour Pékin.

"Nous déplorons cette décision. Cette loi risque de porter gravement atteinte au degré élevé d'autonomie de Hong Kong et d'avoir un effet préjudiciable sur l'indépendance du pouvoir judiciaire et de l'Etat de droit", a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel, au cours d'une conférence de presse.
Pékin risque de "subir des conséquences très négatives, notamment sur la confiance des entreprises, la réputation de la Chine et la perception de l'opinion publique à Hong Kong et au niveau international", a pour sa part déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les présidents des deux institutions de l'UE rendaient compte des résultats d'un sommet en vidéoconférence avec le président de la Corée du Sud Moon Jae-in au cours duquel ils ont notamment abordé la situation à Honk Hong et les tensions dans la péninsule coréenne. "Les droits et les libertés des résidents de Hong Kong doivent être pleinement protégés", a insisté la présidente de la Commission. La décision de la Chine "nous préoccupe beaucoup", a-t-elle affirmé. "Nous allons voir comment réagir en consultation avec nos partenaires internationaux", a-t-elle précisé.

Le Parlement européen a demandé à l'UE de prévoir des sanctions contre les dirigeants chinois si la nouvelle loi était adoptée. Les élus européens ont par ailleurs recommandé "la création d'un système de +canot de sauvetage+ pour les citoyens de Hong Kong en cas de nouvelle détérioration des droits de l'homme et des libertés fondamentales". Les présidents des deux institutions européennes avaient fait part de leur "grave préoccupation" pour l'ex-colonie britannique au président Xi Jinping et au Premier ministre Li Keqiang lors de leurs entretiens en vidéoconférence le 23 juin. Mais Pékin a ignoré ces appels et a imposé en quelques semaines cette loi qui contourne le conseil législatif local et fait craindre à l'opposition hongkongaise un recul inédit des libertés depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

Pour le gouvernement central, il s'agit avec cette loi d'assurer la stabilité, de mettre fin au vandalisme ayant émaillé les manifestations de 2019 dans la ville de 7,5 millions d'habitants, ainsi que d'y réprimer le courant pro-indépendance. Le contenu de la loi n'a pas encore été publié, mais selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, elle entend réprimer le "séparatisme", le "terrorisme", la "subversion" et la "collusion avec des forces extérieures et étrangères".

L'Union européenne a "déploré" mardi l'adoption par la Chine d'une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et a prédit des "conséquences négatives" pour Pékin.
"Nous déplorons cette décision. Cette loi risque de porter gravement atteinte au degré élevé d'autonomie de Hong Kong et d'avoir un effet préjudiciable sur l'indépendance du pouvoir judiciaire et de l'Etat de droit", a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel, au cours d'une conférence de presse.Pékin risque de "subir des conséquences très négatives, notamment sur la confiance des entreprises, la réputation de la Chine et la perception de l'opinion publique à Hong Kong et au niveau international", a pour sa part déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Les présidents des deux institutions de l'UE...