Michel Pharaon. Photo ANI
Le fait qu’aucun représentant de la communauté grecque-catholique n’ait participé au dialogue élargi tenu à Baabda jeudi dernier continue de susciter des remous. Le vice-président du Conseil supérieur de la communauté, Michel Pharaon, est revenu à la charge hier, estimant qu’il s’agit d’une « ligne rouge » qui a été franchie.
Dans une déclaration à la presse, Michel Pharaon a assuré que « quand il s’agit d’un dialogue élargi où tout le monde est représenté et qui évoque des questions liées à l’unité nationale et à la conformité au pacte et les moyens d’éviter la discorde, il faut respecter un minimum de représentation des communautés essentielles, dont les grecs-catholiques, que personne ne peut ignorer, quels que soient les prétextes ».
Et d’ajouter : « C’est une ligne rouge. Il fallait donc convier une personnalité grecque-catholique au dialogue, pour éviter des polémiques inopportunes », soulignant qu’il y avait plusieurs moyens de régler le problème, comme ce fut le cas avec d’autres communautés.
Prié d’évaluer le dialogue de Baabda, Michel Pharaon a fait état de « plusieurs failles aussi bien dans la forme que dans le fond, notamment l’absence de protagonistes principaux, ainsi que d’un ordre du jour bien défini, d’autant que les secteurs économiques s’effondrent l’un à la suite de l’autre ».
Sur un autre registre, Michel Pharaon a évoqué les nominations réservées aux grecs-catholiques. Il a souligné que cette question est liée à certains problèmes politiques. « Quant au poste de directeur général de Télé-Liban, il revêt une certaine importance pour la présidence de la République, et une particularité qui pourrait être prise en compte dans le cadre du mécanisme de désignation », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de s’attacher à ce mécanisme dans la mesure où il s’agit d’un premier pas sur la voie de la réforme.


Je suis grec catholique et je dis NON à ce fromagisme de pacotille qui encourage une approche « partage du gâteau » Que les meilleurs aillent aux postes qu’ils méritent, sans tenir compte de leur confession. C’est uniquement sur cette base que le Liban pourrait se sortir de ses démons.
18 h 39, le 29 juin 2020