Insolite

Un musée mondial du cure-dents bien piquant

À Laval, au Québec (Canada), où l’on cultive le souvenir de l’auteur d’Ubu Roi, Alfred Jarry, le musée mondial du cure-dents offre « une collection authentiquement fausse et réellement imaginaire » de 70 de ces objets, tous plus loufoques les uns que les autres. « Le musée mondial du cure-dents est né grâce, on peut le dire, à Alfred Jarry, Lavallois, qui sur son lit de mort a réclamé un cure-dents », explique François Béchu, responsable artistique de cette exposition à découvrir jusqu’au 30 juin (demain mardi). Précurseur du surréalisme et du théâtre de l’absurde, Alfred Jarry (1873-1907) a donné à la langue française le terme « ubuesque », qui tient son origine du personnage d’Ubu. Jarry a fondé la « pataphysique », science des solutions imaginaires, dont se réclament les créateurs de cette exposition installée dans leur théâtre. Car, avec les mesures post-confinement et l’impossibilité d’ouvrir toutes les places dans le petit théâtre, la troupe de l’Échappée a préféré se lancer dans une rétrospective de cet objet du quotidien, qui avait été mis en lumière une première fois en 1999 lors du festival des Uburlesques. Pour Claudine Orvain (63 ans), personnage haut en couleur à l’origine de cette collection classée en thématiques – les utilitaires, les décoratifs, les ludiques –, « cet objet, qu’on retrouve sous différentes formes et sur tous les continents, a de l’avenir : on aura toujours besoin d’éviter le morceau de persil sur l’incisive ».


À Laval, au Québec (Canada), où l’on cultive le souvenir de l’auteur d’Ubu Roi, Alfred Jarry, le musée mondial du cure-dents offre « une collection authentiquement fausse et réellement imaginaire » de 70 de ces objets, tous plus loufoques les uns que les autres. « Le musée mondial du cure-dents est né grâce, on peut le dire, à Alfred Jarry, Lavallois, qui sur...

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