Le ministre libanais de l'Energie, Raymond Ghajar, lors d'un point presse au Parlement, le 9 juin 2020. Photo Hassan Ibrahim/Parlement
Le ministre libanais de l'Energie Raymond Ghajar a affirmé mercredi qu'il n'y avait pas lieu de craindre une pénurie d'essence dans le pays, alors que l'importation de matières premières est de plus en plus difficile, en raison notamment d'une dépréciation galopante de la livre libanaise face au dollar.
"Je ne pense pas qu'il y ait une raison de craindre une crise d'essence", a affirmé Raymond Ghajar, soulignant cependant que "c'est aux sociétés privées qu'il revient d'importer l'essence". Toutefois, il a fait savoir que son ministère allait "commencer à importer de l'essence et du mazout via un mécanisme de 'spot cargo' dans les prochains jours".
Les importateurs de carburants, comme d'autres matières premières stratégiques, bénéficient d'un mécanisme d'aide de la part de la Banque du Liban (BDL) qui leur permet d'avoir accès à des dollars pour effectuer leurs transactions. Mais face à l'épuisement progressif des réserves en dollar, le gouvernement songe à mettre fin à ce mécanisme de subvention indirecte, comme l'a expliqué mardi le ministre de l'Economie Raoul Nehmé, alors que de grandes quantités de carburant passent toujours en contrebande vers la Syrie, via des passages illégaux. Dans ce contexte, alors que le mazout manque dans certaines régions du pays, Raymond Ghajar avait pour sa part assuré que l’exécutif ne comptait pas totalement supprimer les subventions sur ce produit.

