Le Dr Kamel Mohanna et le recteur Salim Daccache, un message commun de soutien à la dignité humaine.
Après avoir réussi à surmonter la première vague de coronavirus, le Liban se prépare à mettre fin à la quarantaine en vue d’un retour progressif à la vie normale tout en respectant les mesures de prévention. Car la situation reste dangereuse, compte tenu des conditions économiques et sanitaires actuelles, avec plus de 60 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un nombre qui a presque doublé au cours des 6 derniers mois.
C’est dans ce cadre que l’association Amel et ses partenaires intensifient leurs efforts pour assurer la sécurité et la protection de la population dans les zones les plus vulnérables. En collaboration avec le laboratoire Rodolphe Mérieux de la faculté de pharmacie de l’Université Saint-Joseph, Amel a décidé d’effectuer des tests PCR sur les populations locales. La campagne de tests a été lancée en avril et elle vise à recueillir le plus grand nombre d’échantillons représentatifs, notamment des populations vivant dans les zones populaires et rurales où les taux d’infection par le coronavirus sont encore élevés.
C’est ainsi qu’en présence du recteur de l’USJ, le père Salim Daccache, du président fondateur de Amel, le Dr Kamel Mohanna, de plusieurs notables de la région et des responsables de l’USJ et de Amel, une série de tests ont été effectués au centre de l’association à Machghara.
Un exemple des tests PCR effectués sur les populations vulnérables.
Ces tests ont ciblé des habitants de Machghara et des camps environnants dans le but d’assurer la sécurité publique. Ils s’inscrivent dans le cadre des efforts de Amel pour fournir des soins à tous. D’ailleurs, l’association a mis en place un centre d’appel sous la supervision du ministère de la Santé et en coopération avec le HCR. Elle a aussi effectué plusieurs séries de tests PCR dans des camps de réfugiés et dans des zones marginalisées, notamment celles accueillant des travailleurs domestiques migrants. L’objectif de cette campagne particulière est de tester plus de 4 200 personnes vivant dans des zones marginalisées du Liban.
Le Dr Mohanna a prononcé à cette occasion un discours dans lequel il a rendu hommage au père Daccache et au rôle de l’Université Saint-Joseph dans la lutte contre cette pandémie au niveau national et la coopération avec Amel, en particulier.
Le Dr Mohanna a également insisté sur le fait que l’association travaille au niveau international pour permettre à ceux qui sont marginalisés d’être entendus, précisant que Amel reste déterminée à lutter pour la dignité et les droits de tous.
À son tour, le père Daccache a estimé que « Amel, l’Université Saint-Joseph et la Fondation Mérieux travaillent ensemble pendant cette crise pour adresser un message commun de soutien à la dignité humaine et la santé pour tous ».
Le père Daccache a aussi estimé que « le travail humanitaire équitable est un défi majeur, mais aussi une opportunité ». Selon lui, l’USJ investit toutes ses capacités pour soutenir les Libanais non seulement sur le plan de la santé, mais aussi au niveau économique. Le père Daccache a aussi salué les efforts des laboratoires Rodolphe Mérieux qui ont effectué à ce jour près de 6 000 examens gratuits avec les groupes les plus vulnérables et qui continuent à le faire grâce au partenariat avec Amel et avec des acteurs de la communauté locale.

