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Sport - Fair-Play Financier

Privé d’Europe, Manchester City joue gros face au TAS

Privé d’Europe, Manchester City joue gros face au TAS

L’entrée du siège du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, en Suisse. Fabrice Coffrini/AFP

L’audience au cours de laquelle le club anglais Manchester City va contester son exclusion pour deux ans des Coupes d’Europe pour avoir enfreint les règles du fair-play financier s’est ouverte hier devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui siège à Lausanne en Suisse, par visioconférence. « L’audience a bien débuté et la vidéoconférence fonctionne bien », a indiqué Matthieu Reeb, le secrétaire général du TAS. L’audience à distance, qui réunit les avocats de Manchester City et de l’UEFA, doit durer trois jours pour se refermer demain soir.

L’appel de Manchester City est dirigé contre la décision de la chambre de jugement de la commission de contrôle financier des clubs (ICFC) en date du 14 février 2020. Par cette décision, le gendarme financier de l’UEFA avait décidé d’exclure le champion d’Angleterre en titre pour les deux prochaines saisons de Coupes d’Europe (Ligue des champions, C1, et Ligue Europa, C3), assortissant sa sanction d’une amende de 30 millions d’euros. La décision du TAS « pourrait être rendue dans le courant du mois de juillet », a indiqué M. Reeb. Si elle est défavorable à Manchester City, la décision du TAS pourra être contestée par le club anglais en ultime recours devant le Tribunal fédéral suisse, qui siège également à Lausanne.

Le précédent AC Milan

Un précédent existe : un autre grand d’Europe a déjà été écarté des compétitions européennes pour non-respect des règles du fair-play financier, le club italien AC Milan, une décision confirmée en juin 2019 par le Tribunal arbitral du sport. L’AC Milan, qualifié pour la Ligue Europa, avait été exclu pour la saison 2019-2020. Manchester City est épinglé pour avoir surévalué les revenus issus des contrats de sponsoring dans ses comptes portant sur la période 2012-2016. Les pertes financières encourues par une absence sur la scène européenne dépasseraient largement les 100 millions d’euros par an et ne seraient pas sans conséquences sur le train de vie du club, d’autant que la Ligue des champions fait office de grande vitrine d’exposition pour les propriétaires émiratis de Manchester City.

Alors que la Premier League, interrompue depuis mars, va reprendre le 17 juin, les Citizens occupent la 2e place du classement, qualificative pour la C1, à 25 points du leader Liverpool et avec quatre longueurs d’avance sur Leicester et neuf sur Chelsea. Juste après l’annonce de l’exclusion, le club avait jugé la procédure de l’UEFA « biaisée ». Quelques jours plus tard, Ferran Sorian, le président de la holding qui contrôle le club, estimait que la décision semblait « être moins pour la justice et davantage pour la politique ». Si la sentence est confirmée, la puissance financière du club en prendrait un coup. La saison dernière, pas moins de 93 millions d’euros de droits de retransmission de la C1 sont en effet entrés dans les caisses de Manchester City, sans parler des recettes jour de match ou du sponsoring. Mais le risque est aussi le déclassement possible que provoquerait une absence de Manchester City de la scène continentale, même temporaire. Interrompue en raison du coronavirus, la C1 pourrait reprendre en août.

Source : AFP

L’audience au cours de laquelle le club anglais Manchester City va contester son exclusion pour deux ans des Coupes d’Europe pour avoir enfreint les règles du fair-play financier s’est ouverte hier devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui siège à Lausanne en Suisse, par visioconférence. « L’audience a bien débuté et la vidéoconférence fonctionne bien », a indiqué Matthieu Reeb, le secrétaire général du TAS. L’audience à distance, qui réunit les avocats de Manchester City et de l’UEFA, doit durer trois jours pour se refermer demain soir.L’appel de Manchester City est dirigé contre la décision de la chambre de jugement de la commission de contrôle financier des clubs (ICFC) en date du 14 février 2020. Par cette décision, le gendarme financier de l’UEFA avait décidé d’exclure le...
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