À Rome, une manifestation a réuni hier sur la Piazza del Popolo des milliers de jeunes qui se sont agenouillés en silence, le poing levé, pendant neuf minutes, le temps durant lequel un policier a appuyé son genou sur le cou de George Floyd jusqu’à sa mort. Alberto Pizzoli/AFP
De Bristol à Budapest en passant par Madrid et Rome, des dizaines de milliers d’Européens ont rejoint hier les manifestations contre le racisme, prolongeant la vague de protestation déclenchée aux États-Unis par la mort d’un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.
Quelque 3 000 personnes, selon la préfecture de Madrid, se sont rassemblées à la mi-journée devant l’ambassade des États-Unis à Madrid. Noirs et Blancs, ils ont dénoncé la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, répétant ses dernier mots – « Je ne peux pas respirer » – et chantant « Pas de paix sans justice ».
À Rome, une manifestation imprévue a réuni sur la vaste Piazza del Popolo des milliers de jeunes qui se sont agenouillés en silence, le poing levé, pendant neuf minutes, le temps pendant lequel un policier a appuyé son genou sur le cou de George Floyd jusqu’à sa mort. En se relevant, ils ont crié : « Je ne peux pas respirer ! »
Bravant l’interdiction des autorités, des milliers de Britanniques ont manifesté à Londres, pour la seconde journée consécutive, mais aussi dans d’autres villes du Royaume-Uni, notamment à Bristol. Dans cette ville du sud-ouest de l’Angleterre au passé esclavagiste, une statue du négrier Edward Colston a été déboulonnée puis piétinée par les manifestants une fois tombée au sol, selon des images de la BBC.
La veille à Londres, une manifestation pacifique de milliers de personnes s’était terminée par des échauffourées : la police a chargé à cheval pour disperser des protestataires qui leur lançaient des bouteilles.
En Thaïlande où une manifestation antiraciste avait été interdite, plus de 200 personnes ont participé à une protestation virtuelle, se connectant sur le site de conférence Zoom pour visionner des vidéos sur le mouvement « BlackLivesMatter » (« Les vies des Noirs comptent ») et lever le poing contre les violences policières.
Les manifestants madrilènes ont eux aussi mis genou à terre en levant le poing. Ils ont ensuite marché pacifiquement jusqu’à l’emblématique Puerta del Sol, au cœur de la capitale. « Le racisme n’a pas de frontières, a déclaré Leinisa Seemdo, une traductrice espagnole de 26 ans, originaire du Cap Vert. J’ai vécu en Chine, au Portugal, et maintenant en Espagne et, dans chaque pays, j’ai connu la discrimination à cause de ma couleur de peau. » Des manifestations se sont déroulées dans une dizaine de villes espagnoles, de Barcelone au nord à Valence sur la côte méditerranéenne.
« Que serait-ce si j’étais noir ? »
Dans la foule à Rome, qui comptait beaucoup d’immigrants africains, Michael Taylor, originaire du Botswana, était venu avec toute sa famille. « Je suis un Africain blanc et je sens parfois la peur et le mépris uniquement parce que je suis étranger, a-t-il dit. Imaginez ce que ce serait si j’étais noir. »
À Bruxelles, près de 10 000 manifestants, d’après la police, ont exprimé leur colère devant le Palais de justice. « Le meurtre de George Floyd a visiblement réveillé beaucoup de gens », a souligné Ange Kaze, porte-parole du Belgian Network for Black Lives. La police est intervenue après la manifestation pour disperser des casseurs.
Ils étaient des milliers aussi à marcher contre le racisme aux Pays-Bas, dans le nord à Zwolle et à Maastricht au sud.
En Allemagne, les joueurs de quatre clubs de Bundesliga ont posé un genou au sol hier en soutien à la lutte antiraciste au lendemain du Bayern et de Dortmund.
Vêtus de noir, des milliers de Suisses ont défilé à Lausanne, où des pancartes proclamaient « Ma couleur n’est pas une menace ».
À Copenhague, quelque 15 000 personnes, selon la police, ont manifesté pacifiquement afin d’inciter le gouvernement danois à dénoncer les violences contre la communauté noire aux États-Unis. Scandant le nom de George Floyd – et pour certains brandissant des affiches « BlackLivesMatter » –, le cortège est parti de l’ambassade des États-Unis en début d’après-midi pour se rendre au palais royal de Christiansborg.
En Suède voisine, à Göteborg, près de 2 000 personnes se sont rassemblées mais la manifestation (autorisée) a été rapidement dissoute en raison de la limitation des rassemblements fixée à 50 personnes dans le pays pour des raisons sanitaires.
Plusieurs incidents ont éclaté – notamment des bagarres entre manifestants, des jets d’objets contre les forces de l’ordre et des vitrines brisées dans un centre commercial–, ont rapporté les médias locaux.
À Budapest, plus d’un millier de personnes se sont elles aussi réunies près de l’ambassade américaine, respectant huit minutes de silence ou dénonçant « Police partout, justice nulle part » sur leurs pancartes.
L’indignation qui a fait descendre des dizaines de milliers d’Américains dans les rues après la mort de George Floyd a gagné progressivement le reste de la planète.
Samedi, des manifestations se sont déroulées de l’Australie à la Tunisie en passant par la France et la Grande-Bretagne, les protestataires dénonçant aussi le racisme dans leur propre pays.
Aux États-Unis, le président américain Donald Trump a ordonné hier le retrait de Washington des soldats de la garde nationale, jugeant que la situation était désormais sous contrôle après des journées de manifestations liées à la mort de George Floyd. « Je viens de donner l’ordre à notre garde nationale de commencer à se retirer de Washington maintenant que tout est parfaitement sous contrôle », a-t-il tweeté. Des dizaines de milliers d’Américains ont manifesté pacifiquement samedi dans de nombreuses villes du pays. Et le rassemblement dans la capitale fédérale, sous les fenêtres d’une Maison-Blanche entourée de barrières grillagées et transformée en camp retranché, n’a donné lieu à aucun incident.
La garde nationale est une force de réserve de l’armée américaine qui peut être mobilisée en cas de catastrophe naturelle ou d’émeutes. Après plusieurs manifestations violentes et des scènes de pillages dans plusieurs villes américaines, le président américain avait soulevé un tollé lundi dernier, en menaçant de déployer l’armée pour restaurer « la loi et l’ordre ».
Source : AFP
Netanyahu qualifie de « tragédie » la mort d’un Palestinien tué par un policier israélien
La mort récente d’un Palestinien autiste, tué par erreur par un policier israélien à Jérusalem, est une « tragédie », a affirmé hier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en offrant ses condoléances à la famille endeuillée. Iyad Hallak, un Palestinien de 32 ans atteint d’autisme, avait été abattu le 30 mai dernier dans la vieille ville de Jérusalem par la police israélienne qui le pensait à tort armé. Des milliers de personnes se sont massées pour les funérailles du jeune homme tandis que le mot-dièse #PalestinianLivesMatter faisait écho sur les réseaux sociaux aux manifestations contre la violence policière et le racisme aux États-Unis. « Ce qui s’est passé avec Iyad Hallak est une tragédie, c’est un homme avec un handicap, l’autisme, et qui était soupçonné, nous le savons à tort, d’être un terroriste dans un endroit très sensible », a déclaré M. Netanyahu, huit jours après l’événement. « Nous présentons toutes nos condoléances à la famille, je pense que ce sentiment est partagé par l’ensemble du public israélien, ainsi que par l’ensemble du gouvernement israélien », a-t-il ajouté, affirmant attendre le résultat d’une enquête sur ce décès.


Celui qui dira , ça ne me concerne pas je ne suis pas noir agit comme celui qui disait du temps de l'Allemagne nazie , ça ne me regarde pas je ne suis pas juif, ou homosexuel ou arabe ou handicapé etc.... il est complice de l'équipe de raciste qui gouverne l'Amérique du clown trump-pete, disrael du cleptomane nathanyahou et du pyromane Bolsonaro du Brésil.
13 h 25, le 08 juin 2020