Les président de la République Michel Aoun recevant le président du syndicat des rédacteurs Joseph Kossayfi. Photo Twitter/@LBpresidency
Le président libanais Michel Aoun a souligné vendredi l'importance qu'il accorde à liberté de la presse tout en rappelant les journalistes à leur "devoir d'objectivité", lors d'un entretien avec le président de l'Ordre des rédacteurs Joseph Kossayfi au palais de Baabda.
"Je reste attaché à la liberté de la presse", a dit le président Aoun, selon des propos rapportés par le compte Twitter de la présidence, "mais il est aussi important que les journalistes fassent preuve de responsabilité et d'objectivité"; a-t-il nuancé.
De son côté, Joseph Kossayfi a affirmé, selon la présidence, que "les portes de la présidence sont ouvertes pour les médias" et que le président de la République "accorde à nos demandes une attention particulière".
L'inquiétude monte au Liban au sujet de la liberté de la presse, alors des journalistes sont de plus en plus souvent convoqués devant la justice. Récemment, des propos de la ministre de l'Information Manal Abdel Samada avaient fait polémique, certaines organisations de la société civile estimant qu’ils étaient "révélateurs d’une politique d’oppression à l’égard des médias". La ministre avait mis en garde les journalistes contre la diffusion "de menaces contre la sécurité nationale" ou"d’atteintes à la dignité personnelle". Elle avait en outre appelé à la création d'"un organisme de contrôle des médias officiels et privés".
Dans son rapport publié le 23 avril dernier, l'ONG Reporters sans frontières avait pointé du doigt "une inquiétante instrumentalisation de la justice (au Liban, NDLR) pour poursuivre des médias et des journalistes qui s’intéressent de près ou de loin à des personnalités politiques ou religieuses réputées toutes-puissantes".

