Le logo du Courant patriotique libre. Photo Ani
Le Courant patriotique libre, fondé par le président Michel Aoun et dirigé par son gendre Gebran Bassil, a annoncé jeudi avoir déposé une note d'information sur les fonds transférés à l'étranger depuis le 17 octobre, date du déclenchement du mouvement de contestation contre la classe dirigeante, auprès du procureur général près la cour de cassation, le juge Ghassan Oueidate.
Dans un communiqué publié dans la journée, le bureau de presse de la formation aouniste a indiqué avoir transmis des "pièces à conviction" prouvant le transfert de milliards de dollars "pesant lourd sur l'économie et les déposants, notamment les petits parmi eux".
La recouvrement des fonds détournés fait partie des revendications qui ont été le plus soulevées par les manifestants mobilisés dans tout le pays pendant plusieurs mois dans le sillage de ce mouvement, alors que dans le même temps, les établissements bancaires ont mis en place des mesures drastiques afin de juguler les fuites de capitaux, abaissant fortement les retraits autorisés pour les déposants, surtout en devises.
Lundi, M. Bassil a assuré que le Liban était capable de surmonter la pire crise économique et financière qu'il traverse depuis 30 ans "sans toucher aux dépôts ou vendre les biens de l'Etat".

