L’ami et le grand homme Georges Hayek a répondu à un appel contre lequel personne ne peut se rebeller. Les services rendus au pays par cette famille généreuse et authentique étaient exceptionnels : l’arrière-grand-père, le révérend père Joseph Hayek, grand combattant patriotique, était un pionnier des hommes de l’indépendance qui ont prêté allégeance au Liban et non à l’étranger, car il préférait être martyre que devenir agent.
Le docteur Salim Hayek, le père de Georges, a été directeur général du ministère de la Santé et sa carrière a été riche en dons et sacrifices.
Je me souviens bien de la relation fraternelle entre mon père, le médecin général Georges Comair, qui nous a également quittés le 19 mars dernier, et Salim Hayek. Cette relation étroite a été transmise à la deuxième génération, à nous les enfants, et mon père a réussi à convaincre Georges de s’inscrire à la faculté de médecine.
Nous avons lutté ensemble au sein de la Ligue maronite, où nous avons travaillé sur de nombreux projets dans les domaines politico-économiques et institutionnels et au niveau de la diaspora par le biais du conseil exécutif de la Ligue maronite dirigé successivement par Pierre Helou, Ernest Karam et Michel Eddé.
Avec Georges Hayek, nous avons beaucoup œuvré sur les questions ayant trait à la gouvernance et au redressement institutionnel de la Ligue maronite. Avec le soutien de l’émir Harès Chehab, nous avons donné un nouvel élan à la présence de la communauté maronite dans les pays d’émigration, ce qui a servi de base au lancement de la Fondation maronite dans le monde.
Nous avons également déployé des efforts majeurs dans le domaine du travail social et humanitaire par le biais du Conseil central maronite avec Wadih al-Khazen et Mgr Boulos Matar afin d’asseoir les bases sociales qui étaient la pierre angulaire de la Fondation maronite dans le monde.
La mort a fait taire une voix de cette stature. Son parcours professionnel et social a été marqué par de nombreuses réalisations, notamment au plan humanitaire du fait qu’il a toujours pansé les blessures des gens et atténué leur souffrance.
Cette année a été lourde pour le pays et nous avons perdu en deux semaines mon père, et aujourd’hui nous faisons nos adieux à l’ami sincère, aimant, humain et croyant, Georges Hayek,
Nous ne vous oublierons pas. Vos souvenirs resteront toujours vifs dans nos esprits et nos cœurs.
Fadi Georges COMAIR

