Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Grèce: un jeune Afghan tué, 4 blessés lors d'une rixe à Moria

Photo d'archives Getty Images/AFP/L. Gouliamaki

Un adolescent afghan est mort mercredi après avoir été poignardé la veille par un de ses compatriotes devant le camp sordide de Moria dans l'île grecque de Lesbos, tandis que quatre autres personnes ont été blessées au cours d'une rixe, a-t-on appris de source policière.

Grièvement blessée par un homme âgé de 20 ans dans la nuit de mardi à mercredi, la victime, 16 ans, a aussitôt été transférée à l'hôpital de Mytilène, le chef-lieu de Lesbos (à 10 km de Moria) avant de succomber à ses blessures quelques heures plus tard. Il était l'un des sept enfants d'une famille afghane qui vivait dans une oliveraie aux abords du camp surpeuplé de Moria.

Lorsque la nouvelle de sa mort s'est répandue dans le camp mercredi matin, une rixe a eu lieu dans la section des mineurs : quatre personnes ont été blessées, dont deux grièvement, selon la police, qui a précisé qu'elles avaient toutes été hospitalisées. Les rixes entre demandeurs d'asile sont fréquentes à Moria où sont entassés plus de 19.000 migrants dans des conditions épouvantables. La capacité initiale de ce camp était de 2.800 personnes.

"Le climat dans le camp en plein ébullition a empiré à la suite du meurtre odieux du jeune Afghan", a dit à l'AFP une employée d'une ONG médicale présente dans le camp ayant requis l'anonymat.

Qualifié de "jungle" par de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme, Moria a récemment été qualifié de "bombe sanitaire" par le gouvernement grec. Si jusqu'ici aucun cas de nouveau coronavirus n'y a été officiellement enregistré, deux autres camps en Grèce continentale ont été placés la semaine dernière en quarantaine après l'apparition de 28 cas de Covid-19.

Environ 100.000 demandeurs d'asile vivent actuellement en Grèce, dont 70.000 dans les 38 camps installés sur son territoire, a déclaré mercredi le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, pendant un débat au Parlement.

Les centres d'enregistrement et d'accueil ("hotspots") sur les cinq îles de la mer Egée regroupent 39.000 personnes alors que leur capacité n'est que de 6.200.

Le gouvernement impose de strictes mesures de confinement depuis trois semaines à l'ensemble de camps. Toutefois, les précautions élémentaires face à la pandémie, telle la distanciation sociale, ne peuvent pas être appliquées à Moria comme dans d'autres camps sur les îles de la mer Egée, en raison de la surpopulation qui y règne.

Certains migrants du centre de rétention situé dans le camp de Moria et qui abrite actuellement 186 personnes, en majorité des demandeurs d'asile, ont entamé dimanche une grève de la faim pour réclamer leur mise en liberté, y craignant une apparition du Covid-19.

Des membres des forces spéciales de maintien de l'ordre ont ensuite été déployés mardi devant ce centre pour tenter de les dissuader de poursuivre leur action, selon l'ONG Deportation monitoring Aegean (DPA).

Moins touchée que les autres pays européens, la Grèce déplore actuellement 83 morts dues au Covid-19.

Un adolescent afghan est mort mercredi après avoir été poignardé la veille par un de ses compatriotes devant le camp sordide de Moria dans l'île grecque de Lesbos, tandis que quatre autres personnes ont été blessées au cours d'une rixe, a-t-on appris de source policière.Grièvement blessée par un homme âgé de 20 ans dans la nuit de mardi à mercredi, la victime, 16 ans, a aussitôt été transférée à l'hôpital de Mytilène, le chef-lieu de Lesbos (à 10 km de Moria) avant de succomber à ses blessures quelques heures plus tard. Il était l'un des sept enfants d'une famille afghane qui vivait dans une oliveraie aux abords du camp surpeuplé de Moria.Lorsque la nouvelle de sa mort s'est répandue dans le camp mercredi matin, une rixe a eu lieu dans la section des mineurs : quatre personnes ont été blessées, dont deux...