Tu es parti vers des cieux plus cléments, vers un monde plus juste, plus bienveillant, un monde à l’image de l’être vivant que tu as été, toujours à l’écoute de tous ceux que la vie mettait sur ton chemin.
En pensant à toi, je retrace dans mes pensées ton parcours.
Tu as commencé ta vie professionnelle au bas de l’échelle et tu as monté les marches une à une jusqu’à occuper des postes de direction, puis de patron et de leader.
Tu en as aidé plus d’un, tu as cru en chacun, tu as donné sa chance à chacun, tu en as inspiré plus d’un.
Tu as affronté les autorités politiques pour défendre la liberté de la presse.
Tu as initié l’esprit d’entraide au sein de l’entreprise.
Tu as encouragé et souvent subventionné les cinéastes, les éditeurs, les chorégraphes, les artistes, les publicitaires, les journalistes, les entrepreneurs, même les plus jeunes d’entre eux.
Tu as poussé et souvent financé les élèves et les étudiants, parce que tu croyais en l’éducation, principale richesse des nations.
Tu as vécu en mécène, parce que tu croyais en l’homme, en l’être humain.
Tu as tissé des amitiés avec les hommes politiques de tous bords, sans exception, mais sans compromission aucune.
Tu as côtoyé avec la même humilité et forcé d’autant le respect des plus puissants et des plus démunis.
Tu as aimé le Liban et les Libanais comme peu ont su le faire.
En mémoire de l’être que tu as été je me dis qu’une fois encore tu peux éclairer les jeunes générations en leur adressant ce message que j’écris, inspirée par tout ce que j’ai appris de toi.
En pensant à toi aujourd’hui je me dis que 21 ans est l’âge où le citoyen libanais a le droit de voter, de choisir en son âme et conscience celui qui va le représenter au sein de l’Assemblée.
Ce serviteur du peuple aura la mission et l’obligation de se battre pour lui assurer ses droits. Les droits de tout un chacun d’avoir accès
à une vie digne,
à un système social juste et équitable,
à une couverture de santé publique accessible et globale
à une éducation publique de qualité,
à des opportunités de travail à la mesure de ses qualifications,
à une pension de retraite assurée.
Tout cela pour mériter et respecter le bulletin de vote que l’électeur va glisser dans l’urne le jour où il pourra voter.
Zeina EL-KHOURY KARAM

