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Monde - Irak

Manifestations pour le « candidat du peuple » au poste de Premier ministre

Des centaines d’Irakiens ont défilé hier en brandissant les portraits d’une figure de la contestation qu’ils voudraient voir nommer Premier ministre à la place de Mohammad Allaoui, désigné par la classe politique mais rejeté par le mouvement de contestation. Dans la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad, des dizaines d’étudiants ont tenu à bout de bras des photos de Alaa al-Rikaby, un pharmacien devenu une figure de la contestation à Nassiriya, fer de lance de la révolte dans le sud du pays. L’homme au crâne dégarni et au visage rond barré d’une moustache avait lancé un référendum auprès des manifestants, sillonnant le Sud et Bagdad pour savoir s’il devait être candidat au poste de Premier ministre. Sur Twitter, il a des dizaines de milliers d’abonnés et publie régulièrement des vidéos très suivies. Dans la dernière, mise en ligne jeudi, il affirme que « si le peuple en décide ainsi, j’accepterai ». Avant M. Rikaby, Fayeq al-Cheikh Ali, trublion libéral et critique des autorités au Parlement, s’était déclaré candidat pour former le futur gouvernement, sans obtenir de réponse de la présidence. En dépit de ces candidatures spontanées, le processus politique continue en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Samedi, le Premier ministre désigné Mohammad Allaoui a affirmé qu’il proposerait son gouvernement au vote de confiance du Parlement dans les jours à venir, promettant des ministres « indépendants », une condition posée par le leader chiite Moqtada Sadr qui tient le premier bloc à l’assemblée.


Des centaines d’Irakiens ont défilé hier en brandissant les portraits d’une figure de la contestation qu’ils voudraient voir nommer Premier ministre à la place de Mohammad Allaoui, désigné par la classe politique mais rejeté par le mouvement de contestation. Dans la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad, des dizaines d’étudiants ont tenu à bout de bras des photos de Alaa al-Rikaby, un pharmacien devenu une figure de la contestation à Nassiriya, fer de lance de la révolte dans le sud du pays. L’homme au crâne dégarni et au visage rond barré d’une moustache avait lancé un référendum auprès des manifestants, sillonnant le Sud et Bagdad pour savoir s’il devait être candidat au poste de Premier ministre. Sur Twitter, il a des dizaines de milliers d’abonnés et publie régulièrement des vidéos...
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