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Des milliers de partisans de Moqtada Sadr défilent en Irak



Des Irakiennes, fidèles de Moqtada Sadr, manifestant à Bagdad, le 14 février 2020. Photo AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont défilé vendredi à Bagdad et dans le sud de l'Irak, affirmant dénoncer des "atteintes aux symboles religieux" après des critiques sans précédent contre le leader chiite lors d'une manifestation et sur les réseaux sociaux.

"Nous sommes un seul clan et notre chef est Moqtada Sadr", scandait la foule d'hommes, certains en habits traditionnels, qui a déferlé sur la place Tahrir de Bagdad au milieu des manifestants antipouvoir.

Depuis plusieurs jours, le versatile leader chiite a retiré son soutien aux protestataires qui dénoncent depuis le 1er octobre la corruption de la classe politique et réclament son renouvellement. Moqtada Sadr a notamment réclamé sur Twitter la fin des manifestations mixtes et accusé les protestataires de consommer alcool et drogues. Ses tweets ont provoqué la colère des manifestants, qui l'accusaient déjà de les avoir trahis en soutenant le Premier ministre désigné Mohammed Allaoui. Les protestataires, eux, refusent celui qui a déjà été ministre deux fois au sein du système qu'ils veulent mettre à bas.

Vendredi, à Bagdad mais aussi à Bassora ou Najaf (sud), les sadristes ont dit défiler pour défendre leur leader, ancien chef de milice, objet de quolibets sur les réseaux sociaux et dénoncé la veille sur Tahrir par une manifestation de centaines d'Irakiennes.

"On refuse les saboteurs qui se glissent parmi les manifestants, cassent le pacifisme du mouvement et insultent les prophètes et les symboles religieux", affirme ainsi l'un d'eux à l'AFP sur Tahrir.

Jeudi sur Twitter, Sadr avait prévenu que son mouvement ne resterait "pas les bras croisés et silencieux face aux insultes contre la religion, la morale et la patrie".

Des affrontements ont récemment opposé les manifestants et les partisans de Moqtada Sadr, les "casquettes bleues", faisant huit morts dans les rangs des protestataires.

M. Allaoui a jusqu'au 2 mars pour soumettre la liste de ses ministres à un vote de confiance du Parlement, qui n'a pas jusqu'ici annoncé de session extraordinaire avant la fin des vacances parlementaires, devant officiellement s'achever mi-mars.

De nombreuses sources politiques assurent que les négociations n'avancent pas, entre des partis décidés à conserver leurs postes au sein du cabinet et une rue intransigeante qui poursuit son mouvement, pourtant déjà marqué par près de 550 morts et 30.000 blessés selon un bilan officiel.


Des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont défilé vendredi à Bagdad et dans le sud de l'Irak, affirmant dénoncer des "atteintes aux symboles religieux" après des critiques sans précédent contre le leader chiite lors d'une manifestation et sur les réseaux sociaux.

"Nous sommes un seul clan et notre chef est Moqtada Sadr", scandait la foule d'hommes, certains en habits...