L'officier Jalal Chreif, tué par balles mardi 11 février 2020 dans le commissariat d'Ouzaï. Photo tirée du compte Twitter des FSI.
Le capitaine Jalal Chreif, décédé lors de la fusillade ayant fait deux morts dans un commissariat d'Ouzaï (au sud de Beyrouth), a été enterré jeudi à Yammouné, après une longue procession passant dans plusieurs villages de la Békaa, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah. L'officier des Forces de sécurité intérieure a été promu à titre posthume au grade de commandant.
Le véhicule transportant son cercueil s'est arrêté au niveau de nombreux carrefours importants de la Békaa, notamment à Taalabaya, où il a été porté à bout de bras par des habitants de la localité, sous les acclamations de dizaines de personnes. Dans le village de Khodr, le convoi a été arrosé de riz, en hommage au défunt, tandis qu'à Brital, des personnes rassemblées au bord de la route ont tiré en l'air, malgré l'opposition de certains habitants.
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— قوى الامن الداخلي (@LebISF) February 13, 2020
Mardi, un homme a ouvert le feu à l'intérieur du commissariat, tuant le chef du poste, l'officier Jalal Chreif. Blessé lors de la fusillade, l'adjudant-chef Ziad Attar est décédé mercredi. Un autre policier, Ali Amhaz, a été également blessé. Ziad Attar a lui aussi été inhumé jeudi dans le village de Chaat dans la Békaa.
بالفيديو: مراسم تشييع المؤهل الشهيد زياد العطار #قوى_الأمن pic.twitter.com/ImeVixGgOZ
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Selon des informations de la chaîne LBCI, qui cite des sources de sécurité anonymes, le tireur, le Libanais Hassan Hussein, dont l'identité a été confirmée par les FSI, s'est rendu au commissariat pour voir son frère qui y est détenu. Une dispute verbale a alors éclaté entre les deux frères, poussant le capitaine Jalal Chreif à intervenir. Le suspect lui a alors subtilisé son arme avant d'ouvrir le feu contre lui, le tuant sur le champ. Il a ensuite blessé les deux adjudants-chefs, avant de retourner l'arme contre lui-même et de se donner la mort. Suite à cet incident, 28 prisonniers ont réussi à s'évader. Quinze d'entre eux ont été de nouveau arrêtés par les renseignements de l'armée, dont le frère du tireur.

