L’élection pour la première fois du dirigeant d’un État régional grâce aux voix coalisées de l’extrême droite et de la droite modérée du parti d’Angela Merkel a causé un séisme national hier en Allemagne. La direction nationale du mouvement conservateur de la chancelière a immédiatement condamné le comportement de son antenne locale, qui brise un tabou d’après-guerre en Allemagne, et a demandé la convocation de nouvelles élections sur place. À la surprise générale, c’est le candidat du petit parti libéral FDP, Thomas Kemmerich, qui a été désigné à une très courte majorité pour diriger cette région de l’ex-RDA, où la gauche radicale était pourtant arrivée en tête lors d’une élection en octobre, devant l’extrême droite. Mais, pour y parvenir, M. Kemmerich, 54 ans, a bénéficié du soutien surprise des voix de tous les élus du parti antimigrants et antiélites Alternative pour l’Allemagne (AfD), et de celles de la plupart des membres du parti conservateur (CDU) d’Angela Merkel.
Monde - Allemagne
Un président de région élu grâce à l’extrême droite
OLJ / le 06 février 2020 à 00h00

