Des dizaines de protestataires se sont rassemblés hier en début de soirée sur la place Riad el-Solh, plongée depuis quelques jours dans l’obscurité, à la veille du Conseil des ministres lors duquel sera en principe approuvée la déclaration ministérielle du gouvernement de Hassane Diab, pour exprimer leur rejet du cabinet.
« Nous manifestons car nous sommes contre ce gouvernement qui ne nous représente pas », a affirmé à L’Orient-Le Jour Élise Moukarzel, une manifestante de 56 ans. « Ce sont les mêmes, alors que le pays est au bord de l’effondrement. Nous voulons un cabinet qui représente le peuple et qui sauvegarde nos droits », a-t-elle ajouté.
« Pas de confiance, évidemment, à ce gouvernement. Ce cabinet, on nous l’a imposé. Tous ces ministres sont affiliés à des partis politiques, malgré ce qu’on dit sur leur expertise », a indiqué pour sa part une autre manifestante, Lina. « On se fiche du peuple », a encore dénoncé cette femme au foyer de 55 ans, brandissant une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Pas de confiance. »
Diala, la quarantaine, a de son côté assuré que « la révolution continue car les demandes des manifestants n’ont pas été écoutées ». « La situation est pire que lorsque le mouvement de contestation a commencé. On ne nous écoute pas, alors que nos demandes sont basiques », a-t-elle déclaré.


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