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Incendie criminel présumé et graffitis dans une mosquée de Jérusalem-Est


Des Palestiniens inspectant l'étendue des dégâts dans une mosquée du quartier arabe de Beit Safafa, à Jérusalem, après un incendie criminel, le 24 janvier 2020. Photo AFP / AHMAD GHARABLI

La police israélienne a lancé une chasse à l'homme vendredi pour tenter de retrouver les auteurs d'un incendie criminel présumé dans une mosquée d'un quartier palestinien de Jérusalem et de graffitis en hébreu sur un mur du bâtiment.

"La police a été appelée dans une mosquée à Beit Safafa", un quartier de Jérusalem-Est, "après des informations selon lesquelles un incendie criminel s'est déclaré dans l'une des pièces du bâtiment", a indiqué la police israélienne dans un communiqué, précisant que personne n'avait été blessé.

L'incendie a fait des dégâts dans une salle de prière mais n'a pas endommagé le reste de la mosquée, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Des recherches de grande ampleur sont en cours à Jérusalem (...) pour retrouver les suspects", a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld à l'AFP. "Nous pensons que l'incident a eu lieu dans la nuit", a ajouté la police, qui a fait état d'un graffiti en hébreu.

"Détruire les juifs ? Détruire les ennemis !", peut-on lire, en rouge, sur un mur de la mosquée, avec la mention "Kumi Ori", en référence à une colonie sauvage israélienne dans le secteur de Naplouse, en Cisjordanie occupée.

Sept familles et une dizaine d'adolescents israéliens habitent à Kumi Ori, selon The Times of Israel, qui a précisé que les forces de sécurité israéliennes y avaient détruit deux maisons illégales ce mois-ci. Selon ce site d'informations, ces jeunes "sont impliqués dans une série de violentes attaques contre des Palestiniens et les forces de sécurité (israéliennes)".

Les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée - où vivent quelque 400.000 colons auprès de 2,7 millions de Palestiniens - sont illégales aux yeux du droit international. Certaines sont toutefois jugées légales par Israël, tandis que d'autres, appelées "avant-poste" ou colonies sauvages, n'ont pas de statut légal même pour l'Etat hébreu.

Vendredi, un responsable local palestinien, Ismail Awwad, a indiqué avoir appelé la police après avoir trouvé les traces d'un départ d'incendie criminel, montrant un récipient vide qui, selon lui, contenait de l'essence ou un autre produit inflammable. "Le feu dans la mosquée s'est propagé en ligne droite, ce qui est un signe que quelqu'un a versé un produit inflammable", a-t-il dit. Le porte-parole de la police israélienne n'a pas précisé s'il considérait l'incident comme anti-arabe.

Le député arabe-israélien Oussama Saadi a lui indiqué à l'AFP que cet acte relevait du "prix à payer", en référence à une politique menée depuis des années par des ultras de la colonisation israélienne consistant à se livrer à des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens ou des lieux de culte musulmans et chrétiens.

En décembre, les pneus d'une centaine de voitures avaient été tailladés dans un autre quartier palestinien de Jérusalem-Est et dans une ville à majorité arabe dans le nord d'Israël.

Israël considère Jérusalem dans son intégralité comme sa capitale, une décision non reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens eux espèrent faire de Jérusalem-Est, partie de la ville occupée depuis 1967 par Israël puis annexée, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.


La police israélienne a lancé une chasse à l'homme vendredi pour tenter de retrouver les auteurs d'un incendie criminel présumé dans une mosquée d'un quartier palestinien de Jérusalem et de graffitis en hébreu sur un mur du bâtiment.

"La police a été appelée dans une mosquée à Beit Safafa", un quartier de Jérusalem-Est, "après des informations selon lesquelles un...