Poignée de main entre le ministre sortant de l'Industrie, Waël Bou Faour (c), et son successeur, Imad Hoballah. Photo Philippe Hage Boutros
Les cérémonies de passation des pouvoirs entre ministres sortants et nouveaux ministres du gouvernement de Hassane Diab se poursuivaient jeudi, notamment au ministère de l'Industrie ainsi qu'à celui de la Santé.
Lors de cette passation à l'Industrie, le ministre sortant Waël Bou Faour a insisté sur l'importance du secteur, soulignant qu'il fallait "produire pour ne pas mourir". Son successeur, Imad Hoballah (Hezbollah), a approuvé ces propos.
M. Bou Faour a également affirmé que "le modèle économique libanais historique est définitivement révolu après avoir prouvé son échec (...)". Il a estimé que "tout plan économique devra se baser sur l'importance qui doit être accordée à l'industrie".
Pour sa part, Imad Hobballah a salué le bilan de M. Bou Faour et a dit "entendre le cri des industriels". "Nous ne laisserons pas ce cri sans réponse et j'agirai en me basant sur ma propre expérience, ainsi que sur celle de M. Bou Faour et ses prédécesseurs", a-t-il ajouté.
Parallèlement, la passation a également eu lieu au ministère de la Santé entre Jamil Jabak et son successeur Hamad Hassan, tous deux proches du Hezbollah.
"Les moyens à disposition du ministère sont faibles et son budget restreint", a reconnu M. Jabak, lors de son allocution durant laquelle il a salué le syndicat des hôpitaux privés, "notre partenaire principal". "J'ai dit que je ne permettrai pas qu'un Libanais meurt à la porte d'un hôpital, et j'ai tenu cette promesse", a affirmé Jamil Jabak.
Pour sa part, Hamad Hassan a souligné que "la prochaine étape sera intitulée +La santé du citoyen et du pays+".
Le gouvernement de Hassane Diab, dont la formation officielle a été annoncée mardi soir, succède au cabinet Hariri, qui a démissionné le 29 octobre sous la pression de la rue qui est agitée par un mouvement de révolte depuis le 17 octobre.

