Le président américain Donald Trump, hier, à Davos. Jonathan Ernst/Reuters
Après la Chine, au tour de l’Europe : le président américain Donald Trump a profité de sa venue au Forum économique de Davos pour mettre sous pression l’Union européenne, en agitant à nouveau hier la menace de taxes sur les voitures.
Les Européens ont, eux, joué l’apaisement, que ce soit la chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui veut croire à un accord commercial rapide avec les États-Unis, ou la France qui a décidé de reporter les paiements d’une taxe numérique qui irrite au plus haut point Washington.
« Il n’y a pas plus dur en affaires que l’Union européenne. Ils tirent avantage de notre pays depuis des années », a affirmé le président américain lors d’un entretien accordé hier à CNBC dans la station de ski suisse. « Je voulais attendre d’en avoir fini avec la Chine. Je ne voulais pas m’occuper de la Chine et de l’Europe en même temps », a commenté le président américain, faisant référence à la trêve commerciale tout juste conclue par Washington et Pékin.
Donald Trump, qui avait rencontré mardi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour discuter d’un accord commercial bilatéral, estime que « ce sera très simple » avec les Européens. « Si nous ne pouvons pas conclure d’accord commercial (avec l’UE), nous devrons mettre une taxe de 25 % sur leurs voitures », a-t-il dit dans une autre interview avec Fox Business Network. « Je pense que nous aurons un accord avant » les élections, a dit le président américain. « Nous prévoyons d’avoir dans quelques semaines un accord que nous pourrons signer ensemble », a de son côté assuré hier Mme von der Leyen, précisant qu’il couvrirait le commerce, mais aussi la technologie et l’énergie.
Donald Trump a adopté un ton plus consensuel pour annoncer depuis Davos que les États-Unis étaient prêts à discuter d’une réforme « très spectaculaire » de l’Organisation mondiale du commerce. L’OMC est très critiquée par les États-Unis, alors que les Européens se montrent très attachés à ce cadre multilatéral.
Source : AFP


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