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Dernières Infos - Liban

Mort de Souleimani : Bassil appelle à "éviter une escalade"

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Photo d'archives ANI

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a insisté dimanche auprès de ses homologues régionaux et internationaux sur la nécessité "d'éviter l'escalade" après la mort du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement sur l'aéroport de Bagdad sur ordre du président américain Donald Trump.

Dans des conversations téléphoniques avec ses homologues, M. Bassil a exprimé, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "sa tristesse après l'opération qui a eu lieu dernièrement à Bagdad", en référence à la frappe qui a tué Kassem Soleimani et Abou Mahdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak et numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité.

Gebran Bassil a "insisté sur la nécessité d'éviter l'escalade dans la région et de mettre un terme aux tensions actuelles afin d'éviter une guerre dont les conséquences seront insupportables". M. Bassil a également insisté sur "la position du Liban qui consiste à se tenir à l'écart des conséquences négatives de cette escalade". Il a en outre souligné qu'il fallait "négocier au lieu de recourir à la violence, car le dialogue apporte les solutions et assure la sécurité et la stabilité qui sont vitales pour le Liban qui fait face à des difficultés financières graves".

Gebran Bassil a dit avoir perçu chez ses interlocuteurs une "compréhension totale de la situation du Liban et la nécessité de lui éviter des dommages additionnels". 

Depuis l'assassinat du général Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, le monde entier redoute la déflagration. D'un côté, Téhéran crie "vengeance" et menace d'une réponse "militaire", de l'autre, le président américain Donald Trump menace de détruire 52 sites iraniens --autant que le nombre d'Américains otages pendant plus d'un an dans l'ambassade américaine à Téhéran en 1979.

L'Iran a directement participé à la création du Hezbollah et l'alliance se maintient depuis des décennies. Le Hezbollah a des combattants déployés en Syrie pour soutenir avec les forces iraniennes le pouvoir de Bachar el-Assad.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, se prononce aujourd'hui un discours au sujet de la mort du général Soleimani. Vendredi déjà, le chef du Hezbollah avait déjà promis "le juste châtiment" aux "assassins criminels" responsables de la mort de Kassem Soleimani. "Apporter le juste châtiment aux assassins criminels (...) sera la responsabilité et la tâche de tous les résistants et combattants à travers le monde entier", avait affirmé le chef du Hezbollah. Le Hezbollah utilise généralement le terme de "Résistance" pour désigner le mouvement et ses alliés, Iran et Syrie en tête, dans leur lutte contre Israël et la présence militaire des Etats-Unis dans la région, qu'il dénonce comme une puissance impérialiste.

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a insisté dimanche auprès de ses homologues régionaux et internationaux sur la nécessité "d'éviter l'escalade" après la mort du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement sur l'aéroport de Bagdad sur ordre du président américain Donald Trump.Dans des conversations téléphoniques avec ses homologues, M. Bassil a exprimé, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "sa tristesse après l'opération qui a eu lieu dernièrement à Bagdad", en référence à la frappe qui a tué Kassem Soleimani et Abou Mahdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak et numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux...